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Ces ados qui veulent se faire opérer pour ressembler aux filtres Snapchat





Des chirurgiens esthétiques alertent l’opinion publique après avoir été sollicité par des ados pour des transformations de visages inspirés de l’application Snapchat. Des demandes ahurissantes qui en disent long sur le monde parallèle dans lequel vivent certains accros aux réseaux sociaux.


Creative Commons - Pixabay
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La culture réseau social des ados prend parfois des proportions inquiétantes. Sorte de monde parallèle ou miroir déformant de la réalité, les réseaux sociaux prennent une place très importante pour les plus jeunes. Dans un article publié par la revue American Medical Association trois chirurgiens esthétique jettent un éclairage saisissant sur cette réalité. Ils expliquent avoir remarqué une  influence très importante de certains réseaux sociaux – et notamment Snapchat – sur les demandes d’opérations pourtant très lourdes. « Les trois chirurgiens parlent ainsi d’une tendance de plus en plus lourde parmi les jeunes américains, la dysmorphobie. Ce terme fait ainsi référence à la peur d’être « laid ou difforme », ainsi que la « poursuite d’une perfection impossible ». Il s’agit là de quelque chose qui semble s’être s’accentué depuis que les réseaux sociaux se fondent de plus en plus sur l’image et la mise en scène de soi » rapporte le site BeGeek.fr.

Loin d’être anecdotique, des organisations de représentation des professionnels de la chirurgie plastique expliquent que 55% des médecins ont été sollicités pour effectuer une opération de ce type. « Et on assiste à une évolution avec les filtres Snapchat ou Instagram. Si auparavant, les patients demandaient à ressembler à une star de cinéma et de la chanson, ils veulent maintenant se transformer en une version parfaite d’eux-mêmes t(…) Ce sont notamment les jeunes adolescentes américaines qui sont touchées par le phénomène, rêvant de lèvres charnues ou de traits affinés. Le Dr Nellam Vashi estime que cela peut avoir un impact extrêmement négatif sur l’estime de soi. Dans cette perspective et pour limiter le phénomène, ces jeunes ayant cette demande spécifique sont renvoyés vers un service psychologique » continue le site. D’autant que si tous es accros aux réseaux sociaux ne vont pas jusqu’à ces extrémités, l’addiction est une réalité face à laquelle psychologues et spécialistes proposent des solutions.