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Demain, la guerre sans soldats...





L’idéal serait un monde sans conflits. Mais il ne faut par rêver, et la guerre de demain s’annonce plutôt une guerre des nerds, sans soldats, mais avec des appareils hyper sophistiqués.


Drone
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Cyber robots, drones, ordinateurs… Ce qui s’avance, pour les conflits de demain, ce n’est, hélas, plus de conflits du tout, mais des combats 2.0, numériques, digitaux, à coups d’ordinateurs interposés, et de nouvelles technologies ultra pointues.

Des appareils de combat sans qu’un seul humain ne pointe le bout de son nez à l’horizon. Certes, c’est dans l’air du temps, même si l'air du temps, dans ce contexte, paraît une bien jolie expression... Mais dans les faits, pour faire fonctionner toutes ces machines tueuses, il va bien falloir qu’une cohorte de nerds et de geeks, planchent sur le sujet !
 
Et effectivement, c’est déjà le cas. Face à la crainte d’un tel scénario, 270 experts en robotique et intelligence artificielle, ont déjà signé, il y a un an, un accord qui a pour but, de proscrire les armes autonomes et « autres systèmes d’armes létaux robotisés » ou, expression officielle : « les robots létaux autonomes », ce qui fait déjà froid dans le dos.

Sur ces questions, pas moins de 400 spécialistes, se sont regroupés à Genève en Suisse, en mai dernier, sous le patronage de l’ONU, pour tenter de cadrer, tout ce qui pourrait sortir, forcément de mauvais, de telles machines. Parce que le problème, n’est pas vraiment aléatoire, ou de l’ordre de l’hypothèse. Il existe déjà. Preuve en est : au Salon Eurosatory, à Villepinte, en Seine-Saint-Denis, en juin dernier : la « mine », en matière de salons mondiaux pour la défense et l’armement, a montré des innovations dans ce sens, déjà très avancées.
 
À Eurosatory, 1 500 exposants - et on ne dit pas le nombre de visiteurs, parce que ça plomberait l’ambiance - ont montré drones de combat, voisinant avec des dispositifs de cybersécurité, et des robots... Bonne ambiance. Des systèmes à valeur ajoutée, grâce à « l’intelligence » qui est incorporée à l’intérieur même de ces créations propres. Ce qui laisse imaginer des conflits prochains, menés sur le terrain, par des machines pilotées à distance, et qui s’administreraient de façon indépendante…
 
À  Eurosatory, les robots tueurs n’étaient pas exposés. Sujet sensible. Voir, hyper sensible. Et sujet polémique également : on dit qu'ils n'existent pas. Quand les différences de points de vue, entre « les robots létaux autonomes », sensés épargner des vies humaines, et les projections angoissantes en cas de non maîtrise de l’appareil, thèses défendues par l'ONG Human Rights Watch, par exemple, explosent.

D’ailleurs, on ne sait pas s’ils existent vraiment, ces « robots automatisés armés. » Pas en France en tout cas. Version officielle. Quand à la version officieuse, elle dit autre chose, mais motus... Ce qui existe en revanche, ce sont des robots non armés capables de permettre l’accès à des zones dangereuses, ou de transporter du matériel lourd, sur ces mêmes espaces. Exemple : le Packbot de la société américaine iRobot. On s’en sert régulièrement en Afghanistan et en Irak, depuis des années. Y compris le Minirogen, fabriqué par la société française Gorgé. À roues ou à chenilles, ces appareils restent commandés à distance... par un soldat. Ce ne sont pas des machines 100% autonomes à proprement parler, mais sur le terrain, elles aident grandement, à détecter le danger, à apporter du matériel...

Bien sûr, il y a des « mules » robotisées, comme le système Big Dog de Boston Dynamics, une société américaine, tiens-tiens-tiens, rachetée depuis peu par Google. En France, on parle d’un prototype d’exosquelette fabriqué par l’entreprise RB3D, ou encore, chez Nexter Systems, d'un véhicule à quatre roues, pouvant ouvrir la voie dans des zones non sécurisées.

Pour le reste, des véhicules sans pilotes, ou des drones de combat... Pas grand chose ne filtre du salon Eurosatory, même si très certainement, des projets officiels sont dans les tuyaux. On parle d’appareils stratégiques, même s’il est fort à parier que des drones armés et furtifs sont dans la boucle, comme le Futur Air Combat System, sur lequel planchent Dassault Aviation, et son équivalent britannique, BAE Systems, pour 2030.

Question nerd de la guerre digitale, on parle de la dimension « Cyber », qui sera, ciel, capable de piloter des actions uniquement par le biais de l’informatique. Mieux que "la puissance de frappe, navale, aérienne ou terrestre." Ça, c’est la force du futur. Le nouveau nerd de la guerre en somme. Pas plus rassurant toutefois.
 
 
 

Demain, la guerre sans soldats...

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