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Des trains low-cost pour Londres à l’étude





Face à la sous fréquentations de la ligne de train à grande vitesse entre Paris-Londres et l’obstacle du prix pour de nombreuses personne, la société Getlink étudie la possibilité de lancer un ligne low cost entre Roissy et la périphérie de Londres.


Creative Commons - Pixabay
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Le cabinet Roland Berger a été sollicité pour étudier la possibilité d’une ligne low cost entre Paris et Londres. Le Journal du Dimanche vient de publier l’information dans sa dernière édition. Plus exactement, l’hebdomadaire explique qu’il s’agirait de relier la gare de l’aéroport de Roissy Charles De Gaulle à une gare de la banlieue de Londres.
 
C’est la concessionnaire du tunnel sous la Manche, la société Getlink – nouveau nom d’Eurotunnel – qui a commandé cette étude en cherchant à mieux rentabiliser la ligne Paris-Londres du tunnel sous la Manche qui ne sert qu’à 58% de ses capacités.
 
Toute la difficulté de l’exercice est d’intensifier le trafic dans le tunnel par une offre abordable sans pour autant mettre à risque l’Eurostar qui propose une offre plutôt luxe ou affaires. « Pour faire baisser les prix des billets, l'étude préconise l'exploitation de gares éloignées des centres-villes pour les départs et les arrivées, et l'utilisation d'anciennes lignes ferrées, moins rapides, mais aux péages ferroviaires moins élevés. L'étude détaille que cette stratégie permettrait une diminution de 25 à 30% des frais de fonctionnement. Une baisse qui devrait se répercuter sur les prix du billet » explique France TV Info.
 
Moins cher donc mais avec des désavantages importants qui devraient empêcher un transfert de passagers important entre l’Eurostar et l’éventuelle offre low cost. Avec environ quarante minutes de trajet en plus des 2h20 actuels et des gares de chaque côté en dehors des centres-villes. « Concernant les gares de départ et d'arrivée, plusieurs pistes sont encore à l'étude, mais les gares de Roissy-Charles-de-Gaulle (Val-d'Oise), à 30 km de Paris, et de Stratford, située dans un quartier périphérique de Londres (à une bonne demi-heure du centre de la capitale), pourraient être retenues » nous apprend la chaine d’infos publique. L’étude ajoute qu’il faut compter au minimum un an et demi pour la mise en œuvre qui nécessitera le choix d’un exploitant. Pour ce dernier aspect, il risque d’y avoir l’embarras du choix puisque d’après le document du JDD, c’est un marché de 5 millions de voyageurs annuels qui est en jeu.