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Diesel : les nouveaux moteurs seraient très polluants




14 Janvier 2020

Le scandale du Dieselgate, qui a explosé en 2014-2015, a fait changer la perception de la population sur le diesel qui reste, malgré tout, le carburant le plus consommé en France. Les constructeurs, de leur côté, ont tenté de redorer l’image de leurs véhicules diesel tout en se conformant aux nouvelles réglementations concernant les émissions polluantes. Mais une nouvelle étude montrerait que les nouveaux moteurs diesel, censés être beaucoup plus propres, sont toujours très polluants.


Le problème du nettoyage du filtre à particules

Publiée le 10 janvier 2020 par l’ONG Transport & Environnement, qui a fait réaliser des tests à un cabinet indépendant, l’étude dévoile un nouveau scandale concernant la pollution par les véhicules diesel. Les tests, réalisés sur des moteurs de dernière génération embarqués sur deux modèles très vendus, le Nissan Qashqai et l’Opel Astra, présentent comme problématique le nettoyage automatique des filtres à particule qui captent les particules fines des émissions de gaz.

Ces filtres se nettoient de manière cyclique, tous les 480 kilomètres environ. Une procédure nécessaire qui dure près de 15 minutes et qui, selon l’étude, créerait un énorme pic de pollution : les relevés indiquent des taux de particules fines entre 32% et 115% supérieurs aux limites autorisées par la réglementation. Une donnée qui, d’après l’ONG, n’est pas prise en compte lors des tests officiels d’homologation des véhicules.

Les particules ultrafines sont encore plus nombreuses

L’étude se concentre également sur un autre problème soulevé par les moteurs diesel : les particules ultrafines qui ne sont pas prises en compte par les tests officiels ni réglementées. En effet, seules les particules fines de plus de 23 nanomètres sont analysées alors que les moteurs diesel émettent une grande quantité de particules ultrafines dont le diamètre est de 10 nanomètres ou moins.

Transport & Environnement a analysé le taux d’émission des deux véhicules en prenant en compte toutes les particules de diamètre 10 nm ou plus, soit une analyse plus fine que celle des tests officiels. Dans ce cas, les taux d’émissions polluantes étaient entre 11% et 184% supérieurs aux limites autorisées.

Sommes-nous à l’orée d’un nouveau Dieselgate ?