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Diplomatie : Washington inflige une humiliation protocolaire à l’Union européenne





L’ambassadeur de l’Union européenne à Washington a vu son statut diplomatique abaissé à celui de chef de délégation sans en être prévenu par les autorités américaines. Une petite humiliation protocolaire qui fait figure de mesquinerie diplomatique.


Creative Commons - Pixabay
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Un enfantillage mais beaucoup plus que ça. Le représentant de l’Union européenne à Washington vient d’être déclassé dans le rang protocolaire. Désormais il n’est que « Chef de délégation ». « David O'Sullivan, un vétéran irlandais de la Commission européenne en poste à Washington depuis plus de quatre ans, a découvert par hasard que son étoile avait pâli dans la capitale américaine. Lors des cérémonies en hommage à feu l'ancien président George H. W. Bush au Capitole début décembre, son nom a été appelé à la 173e position au lieu de la 27e place qui était la sienne jusque-là, juste derrière l'ambassadeur de France Gérard Araud » nous apprend le correspondant local du Figaro .

O’Sullivan n’est donc plus ambassadeur plénipotentiaire aux yeux de l’administration de américaine. Désormais il est au même niveau que n’importe quel représentant d’une organisation régionale telle que l’Union africaine, dont le mode d’organisation n’a rien à voir. « À travers sa personne, et au-delà de cette petite humiliation personnelle, le gouvernement de Donald Trump a renvoyé l'Union européenne (UE) au statut d'organisation internationale, lui déniant celui d'égale des États. Elle avait obtenu ce statut en 2016 sous l'Administration Obama. Il lui a été retiré l'an dernier sans que le département d'État ne l'annonce publiquement, ni même n'informe les intéressés. La délégation européenne à Washington a confirmé mardi que le changement ne lui avait «pas été notifié» » poursuit le quotidien français.

Cette petite mesquinerie sans conséquences pratiques est représentative de la position de Donald Trump vis-à-vis de l’Union européenne. Le président américain n’a eu de cesse durant les deux dernières années de tendre les relations avec Bruxelles en proposant des relations privilégiées notamment au Royaume-Uni en cas de divorce sec avec l’UE. « Les conséquences pratiques semblent pour l'instant limitées au domaine protocolaire. Le prochain représentant de l'UE, qui doit être nommé à l'été, ne présentera pas ses lettres de créances au président Trump. L'immunité des diplomates en poste à Washington, en revanche, serait préservée » ajoute Le Figaro.