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En 2017, le piratage a couté 1,18 milliard au cinéma et la télévision français





D’après une étude du cabinet EY, en France le manque à gagner pour le cinéma et la télévision causé par le piratage est d’environ 1,18 milliard d’euros en 2017. C’est beaucoup mais c’est moins qu’en 2016. L’absence d’offre légale accessible dans le sport apparait par ailleurs comme un principal handicap dans la lutte contre le piratage.


Creative Commons - Pixabay
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Le piratage est bien ancré dans les habitudes, mais les offres payantes de VOD aussi. Voilà schématiquement comment on pourrait résumer la situation. Une étude du cabinet EY, qui s’appuie sur le travail de l’Association de lutte contre la piraterie audiovisuelle (Alpa), chiffre à 1,18 milliard d’euros le manque à gagner pour le cinéma et la télévision français en 2017.
« Le cabinet EY (anciennement Ernst & Young) s'appuie sur le rapport de l'Alpa, les données Médiamétrie, ainsi qu'une enquête de terrain auprès de 3 000 individus ayant consommé des contenus vidéo de façon illégale au cours des 12 derniers mois pour évaluer le manque à gagner lié à la consommation illégale de contenus audiovisuels en France » précise le site Générations Nouvelles Technologies.

C’est beaucoup, mais c’est moins que l’année précédente où le manque à gagner avait été évalué à 1,35 milliard d’euros. La force et la faiblesse de cette étude est qu’elle est le fruit d’un choix de méthodologie du cabinet EY. Celui-ci a en effet décidé de se focaliser sur le « potentiel de conversion de l’illégal vers le légal ». Force parce qu’il serait idiot de totaliser l’ensemble des actes illégaux en calculant ce qu’ils rapporteraient s’ils étaient payants. Faiblesse parce que le manque à gagner ne dépend pas uniquement de l’absence de proposition légale mais justement de pratiques devenues très habituelles.
Ceci étant dit, l’étude est intéressante parce qu’elle donne quelques indications sur des manières concrètes de lutter contre ce phénomène et ses conséquences économiques. Ainsi les plateformes payantes de vidéos à la demande ont largement changé la donne en proposant un service légal accessible. En revanche, du côté du sport, l’illégalité a encore de beaux jours devant elle. L’achat des droits par des chaines et les exclusivités sur les grands événements posent un vrai défi en la matière. « Dans son rapport, l'Alpa avait mis en avant l'essor du piratage des retransmissions sportives en live streaming  (ci-dessus) qui touche essentiellement le football. Par exemple, le match aller entre le PSG et le FC Barcelone en Ligue des Champions aurait été suivi par 332 000 internautes pirates sur un total de 1,6 million de téléspectateurs (21 % d'audience dite pirate) » illustre Génération Nouvelles Technologies.