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Fiat-Ferrari : la succession de Sergio Marchionne s’accélère





Touché par des problèmes de santé plus graves que prévus, l’emblématique président de Ferrari et administrateur délégué du groupe Fiat, Sergio Marchionne, va être remplacé dans ses fonctions. La fin d’une ère pour le groupe industriel italien le plus connu au monde.


Creative Commons - Pixabay
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Ce devait être l’année prochaine mais sa santé en a décidé autrement. Sergio Marchionne n’est plus en état d’assumer ses fonctions après une opération au dos qui a connu des complications post-opératoires. Un communiqué du groupe Fiat a officialisé la nouvelle, expliquant que le patron de Ferrari et administrateur délégué du groupe n’était plus en capacité de reprendre ses fonctions. Après quinze ans aux commandes du groupe industriel italien le plus emblématique du pays, c’est une page qui se tourne.

« Mike Manley, jusqu’ici à la tête de la marque Jeep, dont il a fait la branche la plus florissante de l’empire industriel, prendra le volant de Fiat-Chrysler, tandis que la présidence de Ferrari reviendra à un représentant de la famille Agnelli, John Elkann, héritier du patron charismatique du groupe, Gianni Agnelli. Il sera appuyé par l’actuel dirigeant de Philip Morris, Louis Camilleri, qui doit prendre dans les prochains jours les fonctions d’administrateur délégué » annonce Le Monde .

En Italie, l’annonce du retrait pour raisons médicales de Marchionne est un véritable événement qui fait beaucoup réagir. Symbole du capitalisme italien son succès à la tête de Fiat est un argument phare pour les défenseurs d’une économie mondialisée et compétitive contre les tenants d’approches plus protectionnistes. « L’ancien président du Conseil italien Matteo Renzi a évoqué un « géant », qui « a changé l’histoire industrielle du pays », tandis que son prédécesseur, Silvio Berlusconi, l’a élevé au rang de « numéro un des manageurs italiens », et même de « symbole du génie italien ». Du côté de l’actuel gouvernement, les éloges sont nettement plus mesurés. Par le passé, le vice-président du Conseil et ministre du développement économique, Luigi Di Maio, qui a grandi dans la petite ville de Pomigliano d’Arco, près de Naples, siège du plus important site de Fiat dans le sud du pays, n’avait pas ménagé ses critiques envers le groupe industriel » résume le quotidien français.