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Grève : pas d’effet sur la croissance selon la Banque de France

Journaliste pour VA Press. En savoir plus sur cet auteur



17 Décembre 2019

Alors que l’arrêt de la vie économique et ses conséquences à moyen terme s’invitent dans le débat, la Banque de France assure que les prévisions de croissance ne sont pas à revoir pour la période 2019-2022.


Creative Commons - Pixabay
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Évidemment douze jours à l’échelle d’une période de trois années, les effets attendus sont forcément limités. Mais la sortie de la Banque de France met tout de même les points sur les i. Dans un entretien au Figaro, son gouverneur, François Villeroy de Galhau assure que les mouvements sociaux ont peu d’effet sur la grande économie : « C’est naturellement une vraie gêne pour les commerçants et les salariés. Mais notre expérience historique est que ces mouvements pèsent finalement peu sur la croissance de l’économie, avec plutôt un simple décalage de l’activité, notamment avec les gilets jaunes  il y a un an et lors des grandes grèves de 1995. »

La Banque de France reste sur la prévision de 1,3 point de croissance en 2019. « Quelques heures plus tôt, le gouvernement s’était finalement décidé à s’aligner sur ce chiffre, révisant l’estimation qu’il faisait jusque-là, à 1,4 %. Si la cause semble entendue pour 2019, la banque centrale a, en revanche, nettement revu à la baisse ses projections pour l’année à venir. « Du fait d’une conjoncture internationale dégradée, la croissance française devrait se tasser en 2020 à 1,1 % », précise l’institution qui tablait encore, en septembre, sur un PIB en augmentation de 1,3 %.

« La France a subi un choc externe en 2019 qui est un peu plus marqué et un peu plus prolongé que ce que l’on escomptait initialement », a expliqué Olivier Garnier (
directeur de la Banque de France ndlr). Traduction : le ralentissement économique mondial, largement dû aux tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine, n’a pas affecté que l’Allemagne, mais aussi entamé le résultat du commerce extérieur national », rapporte de son côté La CroixUne situation qui s’explique surtout par la bonne santé de la consommation des ménages. Une donnée qui est largement liée à l’état d’esprit du pays. Et de ce point de vue, les mouvements sociaux intenses peuvent laisser des traces.