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Il est minuit moins deux avant le cataclysme planétaire





L’horloge de l’apocalypse reste à deux minutes avant minuit ont indiqué les personnalités américaines derrière cette initiative. Réchauffement climatique, risques nucléaires et fake news justifient selon eux cette décision.


Creative Commons - Pixabay
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Apocalypse moins deux minutes. Pas très scientifique mais si elle est souvent présentée ainsi, l’horloge de l’apocalypse reste un curseur intéressant sur une époque et un contexte. « L’aiguille de l’horloge du Bulletin des scientifiques atomiques est aussi proche de minuit qu’en 1953, quand les Etats-Unis et l’Union soviétique testaient la bombe à hydrogène, ont indiqué, jeudi 24 janvier, les scientifiques américains qui l’ajustent chaque année. Elle n’a pas bougé depuis l’an dernier, mais « cela ne devrait pas être pris comme un signe de stabilité », a souligné, au cours d’une conférence de presse, Rachel Bronson, la directrice de cette organisation qui rassemble des experts des questions de sécurité, d’armement nucléaire et d’environnement » indique Le Monde.

Les personnes qui donnent leur avis sont des chercheurs ou des spécialistes dans leur domaine. Il ne s’agit pas d’un micro trottoir ou d’un sondage café du commerce. Le résultat n’en demeure pas moins contestable dans la mesure où les cataclysmes prédits ne sont pas une donnée objective. Cette horloge avait été créée à l’origine durant la guerre froide comme pour alerter l’opinion publique sur les risques que faisait courir l’escalade nucléaire. « Avec le risque de guerre nucléaire, l’accélération du changement climatique et la multiplication des « fake news » comme arme de déstabilisation, « nous sommes entrés de fait dans une période que nous appelons le nouvel anormal », a-t-elle ajouté. Le début de dialogue engagé par le président américain Donald Trump avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a permis de faire baisser la tension, mais « la situation reste très dangereuse », a poursuivi Mme Bronson. Les tensions entre les Etats-Unis et la Russie restent « inacceptables », et aucun répit n’est en vue sur le plan de l’environnement, avec des émissions de gaz à effet de serre « qui grimpent à nouveau après avoir atteint un plateau » » rapporte le quotidien français.