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Il pirate la Nasa avec un ordinateur qui vaut 30 euros




27 Juin 2019

Un rapport de l’agence spatiale américaine publié mi-juin explique qu’une attaque informatique est parvenu à déstabiliser la Nasa et dérober des données. Une anecdote d’autant plus surprenante qu’elle précise que le hackeur a utilisé un Raspberry Pi, un nano ordinateur qui coute en général trente euros.


Creative Commons - Pixabay
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Voilà une histoire qui restera dans les anales du piratage informatique. Dans ce petit monde de génies de l’informatique où le CV est remplacé par les accomplissement, ce qu’est parvenu à faire un hackeur est époustouflant. L’histoire est d’autant plus intéressante qu’elle n’est pas issue d’une légende urbaine ou virtuelle mais d’un rapport officiel de la cible de l’attaque : la Nasa. « Un hacker a réussi à infiltrer le réseau informatique d'un centre de la Nasa en 2018, selon un rapport  l'inspecteur général de l'agence spatiale  (en anglais) publié le 18 juin. Cette attaque informatique, qui a forcé la Nasa à déconnecter temporairement certains systèmes de contrôle des vols spatiaux, a été lancée sans machine très sophistiquée. L'assaillant a utilisé pour son méfait un nano-ordinateur : un Raspberry Pi » raconte France TV Info .
 
La prouesse tient d’ailleurs dans ce dernier élément évoqué par la chaine publique d’information. Le pirate informatique aurait ainsi utilisé un appareil peu puissant. De la taille d’une carte de crédit et peu gourmand en énergie, le Raspberry Pi coute en général une trentaine d’euros et est surtout utilisé pour apprendre la programmation informatique ou élaborer des systèmes informatiques destinés à la robotique. Retenons surtout que grâce à son prix très accessible il a été écoulés en millions d’exemplaires, ce qui rend moins identifiable la signature du pirate. « L'attaque a commencé en avril 2018 et s'est poursuivie pendant près d'un an dans les réseaux du mythique Jet Propulsion Laboratory (JPL), à Pasadena en Californie. Environ 500 mégaoctets de données ont été dérobés, selon le rapport. Le vol inclut deux fichiers confidentiels dont un contenant des données scientifiques obtenues par le rover Curiosity sur Mars (désormais éteint). Un autre concernait des données couvertes par la loi de contrôle à l'export de technologies pouvant être utilisées militairement » poursuit l’article.
 
Le pirate est parvenu à pénétrer dans les réseaux principaux du Jet Propulsion Laboratory, déclenchant une vive inquiétude de la Nasa qui a été obligée de se déconnecter du réseau provisoirement pour des questions de sécurité évidentes. « Cette faille a fait craindre à la Nasa que le hacker puisse passer du centre de Californie à d'autres centres ailleurs dans le pays, notamment le centre spatial Johnson à Houston, où se trouve la salle de contrôle pour la Station spatiale internationale et les vols habités américains » précise France Info