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La Banque de France se met à croire à une « très légère hausse » du PIB fin 2022



Journaliste pour VA Press. En savoir plus sur cet auteur




11 Novembre 2022

Après avoir tablé sur une stagnation du produit intérieur brut pour cette fin d’année, la Banque de France annonce finalement qu’il est probable que notre pays connaisse une « très légère hausse ».


Creative Commons - Pixabay
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Quand on ne s’attend à rien, la moindre bonne nouvelle est une fête. « L'économie française pourrait finalement observer une "très légère hausse" de son PIB au quatrième trimestre et non une stagnation comme initialement prévu, a indiqué mercredi la Banque de France, insistant toutefois sur la "très forte incertitude" liée au contexte international. "Dans un contexte très incertain, mais compte tenu de cette incertitude aujourd'hui (...), nous nous attendons à une très légère hausse du PIB au quatrième trimestre", a déclaré Olivier Garnier, directeur général des Statistiques, études et international au sein de la Banque de France », rapporte l’Agence France presse.

Olivier Garnier a présenté ces analyses lors d’un point presse, ajoutant à cette occasion que l’institution « penche plutôt du côté d'un petit aléa positif par rapport à notre prévision initiale de zéro croissance au quatrième trimestre ».

Finalement cette nouvelle analyse confirme les incertitudes et questionnements des analystes depuis le début de l’année. « Cependant, à en croire l'enquête mensuelle de conjoncture menée auprès des entreprises, ces dernières restent relativement confiantes sur leur niveau d'activité. "L'activité continue de faire preuve de résilience en octobre et les entreprises s'attendent en novembre (...) à une petite hausse de leur activité, avec dans le cas du bâtiment une stabilité plutôt qu'une hausse", a expliqué Olivier Garnier, rappelant les trois phases anticipées par la Banque de France pour la croissance française: "résilience, ralentissement et reprise en 2024". L'enquête de l'institution, qui a interrogé environ 8.500 entreprises entre fin octobre et début novembre, signale deux points d'amélioration, les difficultés d'approvisionnement et le rythme de la hausse des prix, qui restent tous deux à des niveaux élevés mais n'augmentent pas » poursuit l’AFP.

Deux ombres au tableau se confirment, estime la Banque de France. D’abord, l’augmentation des prix de l’énergie inquiètent quant aux marges des entreprises. Ensuite, des signaux inquiétants sont relevés concernant la trésorerie des entreprises et en particulier celles du secteur secondaire.