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La cryptomonnaie de Facebook perd encore un soutien majeur




24 Janvier 2020

Le succès du Bitcoin et des autres cryptomonnaies avait conduit Mark Zuckerberg à tenter de prendre les devants : Facebook a annoncé le projet Libra en 2019 et se vantait d’avoir le soutien d’acteurs majeurs du secteur des télécoms et des paiements. Sauf que ces derniers ont déserté le projet l’un après l’autre… et que la fuite continue en ce début d’année 2020.


Vodafone quitte Libra

pixabay/LoboStudioHamburg
pixabay/LoboStudioHamburg
Libra s’annonçait comme un projet plutôt intéressant sur le plan des monnaies virtuelles. Basée sur la blockchain, comme les cryptomonnaies classiques, elle se voulait stable car indexée sur d’autres monnaies traditionnelles. Facebook comptait ainsi répondre au problème principal du Bitcoin et ses cousins : la volatilité. Une cryptomonnaie peut en effet prendre ou perdre énormément de valeur en quelques heures, ce qui ne la rend pas fiable pour des transactions classiques.

Paypal, Visa, Mastercard ou encore eBay et Booking avaient rejoint le projet lors de son lancement mais ont rapidement abandonné. Le 23 janvier 2020, c’est au tour de l’opérateur Vodafone, également soutien de la première heure du projet Libra, qui a annoncé s’en retirer. Officiellement, le groupe déclare qu’il suivra l’évolution de Libra et n’exclut pas d’y collaborer à nouveau un jour, mais plus pour l’instant.

Seule Iliad reste fidèle à Libra

Des principaux acteurs sur lesquels Facebook pouvait compter au lancement de Libra, seule Iliad, maison-mère de Free fondée par Xavier Niel, reste fidèle au poste. Mais le projet n’est pas enterré pour autant et compte malgré tout encore des entreprises majeures dans ses rangs comme Uber, Lyft ou Spotify.

Mark Zuckerberg devra toutefois faire face aux divers régulateurs financiers qui s’inquiètent qu’une entreprise privée puisse créer à elle seule une monnaie stable. Pour le gouvernement français, par exemple, il s’agit d’une atteinte à la souveraineté des pays.