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La dépouille de Montaigne enfin découverte ?




21 Novembre 2019

Michel de Montaigne (1533-1592), un des plus grands philosophes de l’histoire de France, repose-t-il bien à Bordeaux, et plus précisément dans le musée d’Aquitaine ? Les chercheurs semblent convaincus, après plus d’un an de recherches. Les traces de la dépouille du philosophe avaient été perdues à la suite de nombreux transferts au fil des siècles.


Un tombeau découvert en novembre 2018

pixabay/kalhh
pixabay/kalhh

La découverte, en novembre 2018 dans les sous-sols du musée d’Aquitaine, à Bordeaux, de ce qui semblait être le tombeau de Michel de Montaigne avait créé l’émoi. Une simple plaque en cuivre mentionnant le nom du philosophe laissait penser qu’on se trouvait devant la dernière demeure de l’auteur. Mais rien n’était sûr.

Les fouilles archéologiques ont duré plusieurs mois mais il aura malgré tout fallu prendre la décision d’ouvrir le tombeau pour lever tout doute. Mercredi 20 novembre 2019, les archéologues ont donc procédé à l’ouverture et ont découvert un cercueil en bois, lui-même renfermant un « contenant en plomb » selon les informations données par Hélène Réveillas, archéo-anthropologue à la Métropole de Bordeaux et directrice des recherches.


Des analyses plus poussées pour croiser les informations connues

Dans ce contenant en plomb, plusieurs éléments ont été découverts grâce à une caméra endoscopique, dont un fémur, un os du bassin ainsi qu’un crâne. Si cette première analyse confirme bien la présence de restes humains, les recherches continuent afin de croiser les informations collectées par les archéologues et celles que l’on connaît de l’histoire et la vie du philosophe.

Il faudra, par exemple, analyser les restes de tissus ou encore le travail de la pierre pour dater l’époque du tombeau et les restes humains qu’il contient. L’âge du décès, le sexe ou encore l’ADN permettront de confirmer ou infirmer qu’il s’agit bien là de la dernière demeure de Michel de Montaigne. « Des indices archéologiques et historiques nous amènent à penser que nous sommes sur la bonne voie. Je le pense mais je n'en suis pas sûr. Il faut le vérifier » a déclaré le premier adjoint de Bordeaux, Fabien Robert.