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La nostalgie geek, quand tu nous tiens, tu nous as





Nerd, geek… Peu importe. Toujours est-il, par les temps qui courent, il y a comme une nostalgie, pour ne pas dire, une régression, ou une «nerd-stalgie», allez, un nouveau mot-valise, comme le dit le magazine Elle. De quoi s’agit-il ? D’une espèce de regain d’attitude qui voudrait qu’on idolâtre les consoles Atari, s’il vous plaît, le Tetris, qui vient de fêter ses trente ans. Besoin d’objets transitionnels rassurants, ou vraie histoire, et come-back geek ?


Les premières Game Boy
Les premières Game Boy
Nokia 3210, consoles Atari ou Nintendo, Tetris… Des objets ludiques et has-been, mais surtout des objets régressifs qui rassurent, ou réassurent, surtout aujourd'hui… Il semblerait que notre époque ultra connectée, et connectée, au-delà du connecté, s’arrête enfin, deux secondes, pour regarder dans le rétroviseur. Et le rétro de la préhistoire de l’informatique, rebaptisée par quelques sociologues et historiens, «nerd-stalgie», a du bon aussi.
 
Dans un monde à 100 à l’heure, au bas-mot, où le low-tech, est considéré comme low, donc éminemment ringard, il se trouve, que quelques happy-fews, quelques mélancoliques, regrettent les années 80, et avec, les premiers balbutiements de l’informatique. On parle donc d’éléments aussi variés que la série diffusée sur Canal +, Halt and Catch Fire, dont votre obligée… ne se souvient pas, même si elle était née à cette époque là… Mais qui s’est renseignée depuis : Hallt and Catch Fire, relate la saga de trois geeks californiens, au début des années 80. Forcément mythique. Un peu Miami Vice version nerd…
 
On parle aussi de la successful réédition du portable Nokia... Et à l’époque, personne ne parlait encore de smartphones... ou de la Game Boy vidéo 8-bits, fabriquée par le géant Nintendo. Plus récemment, des jeux Atari, enterrés, oui, oui, oui, vous avez bien lu, au Nouveau-Mexique, il y  a une trentaine d'années, refont surface, et avec, l’émotion XXL, de nombreux geeks à travers la planète...
 
Pou expliquer le phénomène, Benjamin Simmenauer, à la tête de l’agence de tendances, House of Common Knowledge, s’est livré au magazine Elle, à qui il dit : « La technologie évolue de plus en plus vite, devient toujours plus complexe. Les gens éprouvent le besoin de revenir à un âge de l’informatique où celle-ci semblait encore simple, maîtrisable, un peu fragile. C’est une façon de remettre de l’humain dans la machine. » Et remettre de l’humain dans la machine, oui, en effet, cela nous semble fondamental. Car, oui, on en a marre des technologies froides. On veut de l'humain, et de la simplicité !

Parce qu’aujourd’hui, il faut bien l’avouer, le monde 2.0, la prédominance d’Internet, le turn-over des appareils, et des technologies, nous donne carrément le vertige. Et c’est avec une pointe de nostalgie, que l’on regarde ce qui nous échappe : ces objets transitionnels, doudous, régressifs et rassurants, ces petites consoles Atari, ces premiers portables au design...pas très design, on les regrette parfois.
 
Au-delà, ce qui arrive aujourd’hui, faut-il pour autant le dénoncer, est que l’informatique et sa culture, sont arrivées à un tel point de non-retour, et de toujours pus d’évolutions, de progrès, d’innovations, que ses soubresauts originels nous laissent comme un goût de Mistral gagnant dans la bouche, un parfum de passé, de retour en arrière impossible, et que cela nous rend triste.

Laissons donc, la conclusion à Benjamin Simmenauer, le fondateur du cabinet de tendances, House of Common Knowledge : « Puisque la technologie semble nous dépasser, il existe un désir, pour la maîtriser, de raconter à son sujet des histoires qui font sens, qui réintroduisent des figures humaines. » Et c’est sans doute cela dont nous avons besoin, de héros et de produits cultes : des consoles Atari, de vieux Nokia, des Game Boy…. Produire du sens en fait.

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