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Le pire ennemi de Trump c’est Trump sur Twitter





Le président américain a un rapport à Twitter qui lui cause de nombreux problèmes. En quelques mois à peine on ne compte plus le nombre de bourdes diplomatiques ou tensions qu’il a provoqué par des messages publiés sur ce réseau social.


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Twitter n’est pas le meilleur support pour la subtilité et la nuance. Donald Trump ne se distingue pas avec ces deux vertus. Il est donc naturel que le président américain raffole de ce réseau social qui permet la publication de petits messages de 240 caractères. « Donald Trump s’est imposé comme le premier président-Twitter des Etats-Unis. Les millions de « followers » que son compte personnel a agglomérés avant et surtout après son élection lui permettent, selon ses dires, de contourner les médias traditionnels qu’il juge, non sans raison, globalement critiques quant à son action, afin de défendre directement son point de vue » commence Le Monde dans un article qui s’intéresse au rapport du président Trump avec Twitter.

Le journal estime que contrairement à ce que pense Donald Trump, son utilisation de Twitter le fragilise. « La preuve en est apportée depuis l’attentat de Londres survenu le 3 juin. M. Trump a trouvé là l’occasion de régler de vieux comptes avec le maire de la capitale britannique, Sadiq Khan. En décembre 2015, ce dernier avait vivement critiqué celui qui n’était encore qu’un candidat à l’investiture républicaine pour son projet d’interdire l’entrée aux Etats-Unis aux étrangers de confession musulmane, après l’attentat de San Bernardino (Californie) » raconte le quotidien,  « Dimanche, M. Trump s’est appuyé sur une déclaration tronquée de l’édile pour laisser entendre que ce dernier voulait minimiser le drame. La stupeur créée par cette critique et la restitution de la citation entière de M. Khan n’ont pas dissuadé lundi matin le locataire de la Maison Blanche de renchérir, dénonçant une « excuse pathétique » du maire et la complicité des médias traditionnels. »

Désigné par les journaux du monde entier comme le méchant que tous aime détester, Donald Trump sur Twitter est la caricature d’une caricature. Son utilisation très soutenue de son compte est donc commentée à tort et à travers et permet de donner des arguments de plus en plus nombreux à ses critiques. Toujours à la suite des attaques de Londres – pour rester sur l’exemple le plus récent – Donald Trump a d’abord réagi en affirmant que c’était la démonstration qu’il fallait appliquer l’interdiction de voyager depuis certains pays musulmans avant de dénoncer l’attaque. Politiquement il s’est encore plus mis en danger parce qu’il « a affirmé que son décret constituait bien une interdiction de voyager, un « travel ban ». Le secrétaire à la sécurité intérieure, John Kelly, sa conseillère Kellyanne Conway et son porte-parole, Sean Spicer, ont pourtant assuré des semaines durant qu’il n’en était pas question. M. Kelly avait d’ailleurs répété le 28 mai qu’il ne s’agissait que d’une « pause » » souligne Le Monde.