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Le reggae devient patrimoine culturel immatériel de l’humanité




13 Décembre 2018

L’Unesco vient d’inscrire le reggae dans la liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Une décision qui vaut reconnaissance de la « contribution » de cette musique à la culture musicale mondiale.


Creative Commons - Pixabay
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Finalement, ce qui étonne dans cette annonce c’est que l’on découvre que ce n’était pas le cas. L’Unesco vient d’inscrire le reggae dans la liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. « L'Unesco a souligné "la contribution" de cette musique jamaïcaine à la prise de conscience internationale "sur les questions d'injustice, de résistance, d'amour et d'humanité, et sa dimension à la fois "cérébrale, socio-politique, sensuelle et spirituelle". Le reggae rejoint ainsi une liste de quelque 400 traditions culturelles (chants, danses, spécialités gastronomiques ou célébrations) allant de la pizza napolitaine au zaouli, musique et danse des communautés gouro de Côte d'Ivoire » nous apprend le magazine Challenges.
 
Cette musique qui est ne dans les années 1906 en Jamaïque a déjà fait plusieurs fois le tour du monde. Mélange de plusieurs styles de musique et associé à la culture du rastafarisme. « La musique est vite devenue populaire aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, importée par les nombreux immigrés jamaïcains après la Seconde Guerre mondiale. Elle s'est souvent revendiquée comme la musique des opprimés, abordant des questions sociales et politiques, la prison et les inégalités » poursuite l’article. Et de confirmer que « Le reggae est indissociable du rastafarisme, mouvement spirituel qui sacralise l'empereur éthiopien Haïlé Sélassié et promeut l'usage de la ganja, ou marijuana. En 1968 la chanson "Do the Reggay" de Toots and the Maytals a été la première a utiliser le nom de reggae, qui a connu un grand succès mondial grâce à des classiques de Bob Marley et son groupe the Wailers comme "No Woman, No Cry" et "Stir It Up." »
 
Le gouvernement du pays qui a porté la candidature du reggae devant l’Unesco a tenu à défendre cette culture locale qui s’est exportée. La ministre de la Culture du pays a ainsi défendu que « Le reggae est exclusivement jamaïcain (…) C'est une musique que nous avons créée qui a pénétré partout dans le monde. »