NLTO
Not Like The Others
// MAGAZINE HORS NORME POUR HYPERACTIFS DISTINGUÉS //





Suivez-nous
Twitter
Facebook
Rss







Lecture : nouveaux usages





Alors que le Salon du livre a fermé ses portes lundi 23 mars, le bilan de cette édition 2015 confirme un temps passé à lire en baisse, mais de nouveaux usages qui émergent.


Lecture : nouveaux usages
Le temps passé à lire recule. C’est une des constatations du dernier Salon du livre qui vient de fermer ses portes. On lit moins, notamment les jeunes. À la fois, de nouvelles façons de lire voient le jour. Et avec, pourquoi ne pas faire preuve d’optimisme ?

Aujourd’hui, si on lit de la même façon, dans les mêmes lieux, chez soi ou dans les transports en commun, « la manière dont les lecteurs entrent en contact avec les livres évolue très vite », explique à 20 Minutes, Rémi Gaucher, président d’une société de conseil spécialisée dans l’édition.
 
Le but est donc de trouver des formules innovantes afin d’attirer et de séduire de nouveaux lecteurs. Exemple ? Après les films et la musique, la lecture pourrait s’aborder via le streaming. Les offres de lecture illimitées proposées par les Français Yooboox et Youscribe, ou l’Américain Amazon, tentent de s’imposer dans le marché de l’édition. Mais ce genre de lecture en streaming a été épinglé le mois dernier par le rapport Engel, commandé par Fleur Pellerin. Car contraire à la loi Lang.
 
« L’objectif était de démontrer que le streaming est une bonne réponse à l’évolution des usages » explique à 20 Minutes, le directeur général de Youscribe, Juan Pirlot de Corbion. « Notre modèle est celui d’une bibliothèque publique. Quinze millions de Français empruntent 200 000 millions de livres chaque année dans les bibliothèques. Et tout le monde reconnaît que ça encourage la lecture. Le streaming payant, c’est pareil », dit-il encore. Si le but est de lire, pourquoi faire la fine bouche ? Les technologies évoluent parfois plus vite que les mentalités.
 
Il y a également toute une offre de lecture courte et payante à développer, via applications mobiles et smartphones. C’est ce que ePoints, maison d’édition numérique en association avec Twitter, propose. Ces nouveaux usages devraient plaire aux générations Y et Z. Autre solution, plus basique : placer des livres dans des magasins qui ne sont pas des librairies : des cavistes, des concept stores, des épiceries fines. Les ouvrages auront forcément un lien avec la cuisine.

Enfin, L'Espresso Book Machine a marqué les esprits Porte de Versailles. Installée sur les stands des PUF et du groupe La Martinière : cette imprimante XXL imprime certains livres sur demande. Aux États-Unis, on la trouve dans quelques librairies : au lieu de commander un livre absent du stock, il est imprimé immédiatement. De quoi contrer les Amazon et consorts. Légèrement. 

Lecture : nouveaux usages