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Les AVC tuent de moins en moins en Europe





Une étude publiée par l’European heart journal montre que les accidents vasculaires cérébraux ont fortement diminué depuis près de quarante ans. Une tendance qui s’explique par la prévention mais qui n’empêchent pas les AVC d’être la deuxième cause de décès.


Creative Commons - Pixabay
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Une étude britannique publiée dans l’European heart journal relève que les AVC tuent moins en Europe. En étudiant les chiffres des 51 pays incluent dans l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les chercheurs affirment que 34 pays ont connu une chute de mortalité par accident vasculaires cérébraux ces 37 dernières années. « Selon l’OMS, 6,7 millions de personnes en sont mortes en 2015 et les femmes en sont plus victimes que les hommes notamment parce qu’elles vivent plus longtemps : respectivement 13 % et 9 % des causes de décès. Parce que la maladie et sa prise en charge sont très inégales selon les pays. Et, fait nouveau, parce que l’étude de l’EHJ met au jour des évolutions préoccupantes en Europe pour les années les plus récentes » précise le quotidien La Croix .

Les chiffres ne méritent pas qu’on se réjouisse parce qu’ils montrent des disparités très importantes selon les pays. « C’est en Bulgarie que l’on meurt le plus d’AVC avec un taux de mortalité de 301 pour 100 000 pour les femmes et de 391 pour les hommes. C’est plus qu’en Russie ou en Azerbaïdjan avec respectivement 331 et 345 pour les hommes. Globalement la mortalité est deux fois plus élevée en Europe de l’Est qu’en Europe de l’Ouest. La mortalité est de 17,5 % pour les femmes et de 11,6 % pour les hommes à l’Est, contre respectivement 8,2 % et 5,9 % à l’Ouest. La France figure en tête des pays performants avec des taux sept à huit fois plus bas que ceux de la Bulgarie (41 pour les femmes et 49 pour les hommes) » ajoute le quotidien.

La France conserve sa bonne situation dans le domaine puisque le pays, avec la Suisse et le Japon, est parmi les pays où les taux sont les plus bas. Un paradoxe connu dans le monde scientifique puisque, malgré la renommée de la riche gastronomie française, le pays se positionne parmi ceux où l’on est le moins touchés par les AVC. Une situation qui s’explique notamment par la prévention et la rapidité de la prise en charge des patients.