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Les produits laitiers font baisser les risques d’incident cardiovasculaire des femmes




14 Juin 2019

Les femmes qui sont en surpoids et ménopausées peuvent réduire les risques d’incidents cardiovasculaire en consommant des produits laitiers. La présence des « lipides polaires » permettrait en effet de réguler le taux de cholestérol dans le sang. C’est ce qui ressort d’une enquête réalisée par une équipe de chercheurs de l’Inra.


Creative Commons - Pixabay
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Des scientifiques de l’Institut national de la recherche agronomique (Inra) vient d’étudier les effets des produits laitiers sur les risques cardiovasculaires. Les chercheurs sont partis d’une observation qui a déjà été effectuée par des études sur le monde animal. « Les produits laitiers sont riches en matières grasses. Parmi celles-ci, on trouve les lipides dits « polaires », particulièrement présents dans la crème. Chez l’animal, il a déjà été montré que ces lipides sont essentiels puisqu’ils jouent un rôle sur la régulation du taux de cholestérol sanguin » raconte le quotidien Sud Ouest . Des effets encourageants qui ont naturellement attiré l’attention de la communauté scientifique.

Pour observer s’il y avait des effets similaires chez l’homme, l’équipe de l’Inra s’est focalisée sur les femmes ménopausées en surpoids, qui sont particulièrement touchées par des risques cardiovasculaires. « Pour cela, ils ont fait consommer quotidiennement à 58 volontaires des fromages à tartiner plus ou moins enrichis en lipides polaires laitiers, venant s’intégrer dans leur alimentation habituelle. Après un mois de consommation, l’équipe a observé une réduction significative des taux de cholestérol LDL, autrement dit le mauvais, de triglycérides et d’autres indicateurs importants de perturbations métaboliques » continue le journal local. Résultat qui en clair signifie que les produits laitiers ont bien des effets bénéfiques concernant les risques cardiovasculaires.

« Du côté des explications, ils avancent le fait que « certains des lipides polaires laitiers et le cholestérol formeraient dans l’intestin grêle un complexe qui ne peut pas être absorbé par l’intestin, et qui est finalement excrété dans les selles. » Ainsi, ces résultats « pourraient être à la base de nouvelles stratégies nutritionnelles pour diminuer des facteurs de risque cardiovasculaire chez certaines populations exposées » » précise le journal Sud Ouest.