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Les sons et odeurs de la campagne sont désormais protégés par une loi




30 Janvier 2020

Ce sont des affaires qui font régulièrement la une des journaux, à la fois pour leur côté désolant et ridicule mais également car elles posent de réels problèmes juridiques : les néo-ruraux qui attaquent en justice une commune ou un habitant de la campagne à cause de faits inhérents à la campagne elle-même, comme le son des cloches ou l’odeur du fumier. Une loi a été votée pour mettre un terme à ces plaintes.


Le « patrimoine sensoriel des campagnes » est protégé

Pixabay/12019
Pixabay/12019
Chant du coq, odeur de fumier, clocher de l’église qui sonne toutes les heures parfois très tôt le matin… voilà ce qui fait le charme de la campagne. Mais, parfois, des citadins s’installent dans les petits villages et jugent être importunés par ce que les députés ont défini comme le « patrimoine sensoriel des campagnes » : tous ces bruits et ces odeurs qui sont la nature même de la ruralité.

Désormais, ce « patrimoine sensoriel » est protégé par la loi : l’Assemblée nationale a adopté, jeudi 30 janvier 2020, un texte de loi visant à « définir et protéger » ce même patrimoine. Une proposition de loi portée par le député Pierre Morel-À-L’huissier (UDI).

Les conflits de voisinage sont toujours possibles

La loi ne prévoit pas qu’à la campagne tout soit autorisé, loin de là. Mais, comme l’explique le député, « la multiplication de ces conflits inquiète les maires ruraux, qui se trouvent pris à partie, à tel point que de nombreuses communes ont apposé un panneau à l’entrée de leur village conseillant aux visiteurs n’appréciant pas les odeurs et les bruits de la campagne de passer leur chemin ».

En somme, que la cloche de l’église ait un volume en décibels trop élevé, c’est une chose, que le coq chante au lever du jour s’en est une autre.