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Netflix ne s’attaque pas encore au partage de comptes




15 Janvier 2019

Les réseaux sociaux ont fourmillé trop vite d’une rumeur reprise par les médias sur la supposée volonté de Netflix de lutter contre le partage de compte. D’après Numerama, il ne s’agit que d’une rumeur.


Creative Commons - Pixabay
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Si Netflix décide finalement d’agir en ce sens, les réactions de ces derniers jours aideront à peser le pour et le contre. « L'affaire avait suscité un grand émoi sur les réseaux sociaux : le géant de la vidéo à la demande Netflix serait sur le point d'interdire une pratique très répandue chez ses utilisateurs : le partage de compte entre amis et parents. L'information, relayée par de nombreux médias tels que comme Le Point  ou RTL , était pourtant complètement fausse, relève Numerama  lundi 14 janvier » lit-on sur le site France TV Info .
 
La rumeur a été alimentée par la simple annonce dans les médias américains d’une nouvelle technologie développée par l’entreprise britannique Synamedia dans le domaine. « Synamedia a en fait développé une technologie permettant d'identifier et de "traquer" les utilisateurs qui partagent un compte alors qu'ils ne sont pas censés le faire. The Verge illustre cette technologie en prenant l'exemple de Netflix, mais le géant américain n'a jamais annoncé vouloir établir un partenariat avec l'entreprise britannique. Numerama relève que Netflix peut d'ailleurs déjà savoir si le compte de ses utilisateurs est partagé ou non. Il vous suffit d'ailleurs de vous rendre dans une rubrique des paramètres de votre compte pour visualiser l'historique des adresses IP qui l'ont utilisé récemment. Le patron de Netflix avait d'ailleurs indiqué en 2016 (article en anglais) que cette pratique ne le dérangeait pas » poursuit la chaine publique française.
 
De fait, la question se pose pour la compagnie de l’utilité de faire la chasse aux comptes partagés. D’abord parce qu’un compte familial est légitimement utilisé par plusieurs personnes et que ces personnes peuvent ne pas vivre sous le même toit. Mais aussi parce que bannir cette pratique pourrait bien rimer avec hémorragie d’abonnements. Il n’est pas évident que ceux qui partagent un compte feraient le pas vers un abonnement personnel s’ils étaient empêchés de partager.