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Peine de mort : un moratoire historique en Californie




13 Mars 2019

L’Etat américain qui détient le plus de condamnés à mort en attente de leur exécution vient d’annoncer un moratoire sur la peine capitale. Une grande nouvelle pour les défenseurs des droits de l’Homme.


Creative Commons - Pixabay
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Serait-ce le premier pas vers la fin de la peine de mort aux Etats-Unis ? La première puissance mondiale, qui fait figure d’anomalie parmi les puissances occidentales continue à mettre à mort certains condamnés. Mais l’annonce de la Californie d’un moratoire est un signal encourageant. « C’est l’Etat qui compte le plus grand nombre de détenus dans le couloir de la mort des Etats-Unis, et pourtant aucune exécution ne s’y est déroulée depuis 2006. La Californie va décréter, à partir du mercredi 13 mars, un moratoire sur les exécutions. « La peine de mort est incompatible avec nos valeurs fondatrices et atteint au plus profond l’idéal que représente le fait d’être californien », devrait faire valoir le gouverneur démocrate Gavin Newsom dans un discours dont des extraits ont été transmis à la presse » rapporte Le Monde .

Le gouverneur californien a ainsi annoncé qu’il n’autoriserait aucune exécution d’aucun condamné tant qu’il serait au pouvoir. Entré en fonction en janvier, l’homme politique va signer l’annulation du protocole d’injections létales en Californie et la fermeture de la salle d’exécution de la célèbre prison de San Quentin dans l’agglomération de San Francisco.
« Les prisons californiennes hébergent un quart de tous les condamnés à mort aux Etats-Unis, selon le bureau du gouverneur. La dernière exécution dans l’Etat remonte à 2006. Sur les 737 condamnés à mort en Californie, 25 ont épuisé toutes les voies de recours possibles. La Californie va ainsi rejoindre le Colorado, l’Oregon et la Pennsylvanie dans la liste des Etats ayant décrété un moratoire sur les exécutions, en plus des vingt qui ont aboli la peine de mort dans leur législation » rappelle Le Monde.

La décision permet de consolider la tendance de nette baisse du nombre d’exécutions depuis quelques années. En 1999, le pays avait tué 98 condamnée contre 25 en 2018. Rappelons que trois des cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité n’ont pas aboli la peine de mort.