Les apéritifs à croquer conservent leur place dans les habitudes alimentaires des Français. Une étude récente du Syndicat des Apéritifs à Croquer, fondée sur des données détaillées, apporte un éclairage chiffré sur les comportements de consommation et l’état du marché.
Apéritifs à croquer : un marché en hausse constante
Le Syndicat des Apéritifs à Croquer, structure professionnelle réunissant dix entreprises du secteur, a publié au printemps 2025 un communiqué détaillant l’état du marché français. Fondé sur les données 2024 de Circana, le document indique que les ventes en grande et moyenne surface (GMS) atteignent 207 864 tonnes, soit une augmentation de 1,7 % en volume par rapport à 2023. Le chiffre d’affaires généré s’élève à 2,293 milliards d’euros.
Les produits les plus dynamiques sont les graines salées (amandes, pistaches, noix de cajou, cacahuètes), dont les volumes ont progressé de 4,6 %. Les biscuits soufflés, extrudés et tuiles enregistrent également des performances positives. En 2024, 98 % des Français déclarent consommer des apéritifs à croquer, pour un volume moyen de 7,5 kg par an et par foyer, et une dépense annuelle de 75,1 euros par foyer. La richesse de l’offre – environ 250 familles de produits – contribue à cette implantation généralisée.
8 Français sur 10 préfèrent prendre l’apéritif à domicile
L’étude sociologique Les Français et l’apéritif d’aujourd’hui, commandée par le Syndicat des Apéritifs à Croquer et réalisée par L’ObSoCo (Observatoire Société et Consommation), s’appuie sur un sondage conduit par le panel Respondi entre le 11 et le 19 mars 2024. L’échantillon est composé de 1 000 personnes âgées de 18 à 75 ans, sélectionnées selon la méthode des quotas (sexe, âge, région, taille d’agglomération et catégorie socioprofessionnelle).
L’enquête révèle que 74 % des Français préfèrent prendre l’apéritif à leur domicile. Pour 41 %, cela correspond à un renoncement partiel aux sorties dans les bars. Les motivations les plus souvent citées sont : « le plaisir de partager et d’échanger avec ses proches ou convives » (54 %), « le fait de vivre un moment de convivialité et de rigolades » (54 %), et « le plaisir de recevoir » (50 %). En parallèle, 65 % des répondants affirment aimer préparer eux-mêmes l’apéritif, 82 % apprécient la variété que permet l’organisation à la maison, et 86 % déclarent planifier ce moment à l’avance.
Le rapport met également en évidence une pluralité des moments de consommation : 66 % des apéritifs ont lieu lors d’événements festifs (anniversaires, célébrations), 55 % en période de vacances, et 50 % sous forme d’apéros dînatoires. Ces chiffres confirment que l’apéritif, dans sa version à croquer, est à la fois un espace de sociabilité, un acte culinaire et une pratique culturelle structurée.








