La théorie de Fisher
Dans les années 1930, R. A. Fisher a publié une théorie qui, encore aujourd’hui, influence inconsciemment les hommes. Elle prétend qu’il y a, dans la nature, un principe d’égalité qui dit que le ratio hommes/femmes tend vers 1. Ainsi, selon Fisher, dans une population à majorité féminine, les chances d’avoir un enfant de sexe masculin sont supérieures, et vice-versa.
C’est ainsi qu’en extrapolant, il est devenu commun d’attribuer une sorte d’héritage génétique aux familles qui expliquerait pourquoi, dans certaines lignées, le nombre de personnes d’un sexe est largement supérieur à celui de l’autre sexe. Il était donc « normal », par exemple, que dans une famille où la génération N-2 avait eu plus de filles que de garçons, les naissances de la génération N-1 suivent la même logique.
Une étude sur toute la population suédoise
Pour comprendre si cette théorie était fondée, une équipe de cinq chercheurs a analysé l’ensemble des naissances en Suède entre 1932 et aujourd’hui, soit 4,7 millions de naissances sur deux générations. Leur découverte est simple et confirme ce qu’on supposait : les chances d’avoir un garçon ou une fille sont totalement aléatoires.
Les résultats de la recherche, publiés le 19 février 2020 dans la revue Proceedings of the Royal Society B : Biological Sciences, estiment à zéro la possibilité que le sexe d’un enfant soit déterminé par un quelconque héritage génétique.












