Le 3 mars 2026, l’INPI a dévoilé son palmarès 2025 des déposants de brevet. Le classement recense les demandes enregistrées du 1er janvier au 31 décembre 2025. Le chiffre est clair : 16 807 demandes ont été déposées en France, soit une progression de 9 % par rapport à 2024.
« Dans un contexte de forte augmentation des dépôts de brevets en France, +9 % par rapport à 2024, cette nouvelle édition du palmarès des déposants de brevets illustre à la fois la diversité sectorielle et la bonne assise industrielle de notre tissu économique », a déclaré Pascal Faure, directeur général de l’INPI, le 3 mars 2026. Ce rebond traduit un regain de confiance et d’investissement dans la recherche et le développement.
Brevet 2025 : Stellantis et Safran au sommet du palmarès
En tête du classement, Stellantis confirme sa première place avec 1 294 demandes de brevet déposées en 2025. Le constructeur automobile, engagé dans l’électrification de ses gammes et le développement de logiciels embarqués, incarne une industrie française capable d’innover à grande échelle.
Safran arrive juste derrière avec 1 266 demandes. L’industriel aéronautique et de défense démontre la solidité d’un savoir-faire reconnu mondialement. Motorisations à haute performance, équipements embarqués, technologies liées à la réduction des émissions : chaque brevet déposé consolide une position d’excellence.
Renault Group complète le podium avec 746 demandes. Le groupe renforce sa présence dans le domaine des plateformes électriques et des architectures numériques. L’Oréal, quatrième avec 714 demandes, rappelle que l’innovation française ne se limite pas à l’automobile et à l’aéronautique : la chimie et la cosmétique figurent également parmi les moteurs du brevet national.
Une dynamique collective portée par la mobilité et la recherche
Le palmarès 2025 met en évidence un point fort : la mobilité représente 31 % des entreprises présentes dans le top 50. Ce poids souligne l’avance française dans la transformation des transports, qu’il s’agisse d’électrification, d’optimisation énergétique ou d’intégration de systèmes intelligents.
Au-delà des grands groupes, neuf établissements publics de recherche figurent parmi les principaux déposants. Leur présence témoigne d’une recherche académique performante et d’un transfert technologique actif vers l’industrie. Universités et organismes scientifiques contribuent ainsi à nourrir le portefeuille national de brevet.
La progression globale de 9 % en un an prend d’autant plus de relief qu’elle intervient dans un contexte économique incertain. Malgré les tensions internationales et les contraintes budgétaires, les entreprises françaises ont maintenu, voire renforcé, leurs efforts de R&D.
Le brevet, symbole d’une ambition industrielle retrouvée
Derrière les chiffres, c’est une image de la France innovante qui se dessine. Le brevet ne constitue pas seulement une protection juridique : il représente un investissement dans l’avenir, une preuve concrète de créativité et de maîtrise technologique.
Avec 16 807 demandes en 2025, la France confirme sa capacité à produire des solutions nouvelles dans des secteurs clés. L’automobile, l’aéronautique, la chimie, la recherche publique contribuent ensemble à ce mouvement. Le palmarès de l’INPI offre ainsi une photographie encourageante : celle d’un pays qui transforme ses compétences scientifiques et industrielles en titres de propriété, en emplois qualifiés et en rayonnement international.
Brevet 2025 : un signal fort de l’accélération française
La hausse de 9 % des dépôts de brevet en un an ne constitue pas un simple frémissement statistique. Elle traduit une accélération tangible de l’effort d’innovation sur le territoire. Avec 16 807 demandes enregistrées en 2025, la France retrouve une dynamique ascendante qui consolide sa position parmi les grandes nations industrielles européennes.
Ce mouvement s’inscrit dans une logique de long terme. Les groupes leaders comme Stellantis, avec 1 294 demandes, ou Safran, avec 1 266, structurent des portefeuilles technologiques cohérents, capables de soutenir la transformation énergétique et numérique. Dans le même temps, la montée en puissance de Renault Group, troisième avec 746 dépôts, illustre une mobilisation élargie de l’écosystème industriel. Cette accumulation de titres de propriété industrielle renforce la capacité du pays à protéger ses innovations, à attirer des investissements et à projeter son savoir-faire à l’international.











