« Ce n’est pas une taxe sur la rente, c’est une taxe sur la réussite », David Lisnard au sujet de la taxe sur les holdings patrimoniales

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« Ce n’est pas une taxe sur la rente, c’est une taxe sur la réussite », David Lisnard au sujet de la taxe sur les holdings patrimoniales © www.nlto.fr

Par Antoine Marcel – NLTO

Sous couvert de “justice fiscale”, le gouvernement renoue avec une vieille habitude française : punir ceux qui réussissent. Dans le budget 2026, une nouvelle taxe annuelle de 2 % sur les actifs des holdings patrimoniales, à partir de 5 millions d’euros, a été présentée comme une mesure de “lutte contre la rente”. En réalité, c’est une attaque frontale contre l’investissement privé et la transmission entrepreneuriale. Les holdings patrimoniales sont des structures juridiques légitimes, transparentes, qui permettent à d’anciens chefs d’entreprise de gérer leur patrimoine, de réinvestir dans de nouvelles sociétés ou d’organiser la transmission de leur capital. En les ciblant, l’État confond capital productif et rente passive et surtout, il adresse un message dévastateur : en France, la réussite se paie.

David Lisnard, maire de Cannes et président de l’Association des maires de France, a été l’un des rares à s’opposer frontalement à cette logique. Dans un tweet devenu viral, il résume l’enjeu avec une lucidité désarmante : « Ce n’est pas une taxe sur la rente, c’est une taxe sur la réussite. Elle frapperait d’abord les anciens patrons de PME, les entrepreneurs qui ont travaillé, pris des risques et veulent simplement sécuriser le fruit de leur vie. C’est une erreur économique et une faute morale : l’État n’a pas à décider de l’usage du capital privé. » Tout est dit. Derrière cette nouvelle “taxe sur les holdings”, c’est toute une vision du monde qui se révèle : celle d’un pouvoir persuadé que le capital est suspect, que l’enrichissement est illégitime, et que l’État doit régenter jusqu’à l’usage du patrimoine privé. Lisnard ajoute : « La France a besoin de liberté et de confiance, pas de cette punition fiscale qui confond rente et fruit du travail. Et que l’État le plus mal géré d’Europe cesse de se nourrir de la propriété ! » La formule frappe juste. Comment un pays déjà champion d’Europe de la dépense publique et de la pression fiscale peut-il espérer relancer son économie en pénalisant ceux qui la financent ? Cette “taxe sur la réussite” risque d’accélérer un mouvement déjà bien amorcé : la fuite des capitaux, la délocalisation des patrimoines familiaux, et le désengagement des investisseurs. Car cette mesure n’est pas une simple question de barème ou de rendement fiscal. Elle traduit une méfiance culturelle profonde envers l’entrepreneur. Là où d’autres nations voient dans le capital un moteur de croissance, la France y voit une menace à encadrer, un suspect à surveiller, un coupable à taxer. En s’attaquant aux holdings patrimoniales, l’exécutif ne lutte pas contre la rente : il frappe le cœur du capitalisme familial, celui qui investit, réemploie, transmet. Ce sont précisément ces structures qui permettent de maintenir des entreprises dans le giron national, d’investir dans l’innovation et de préserver les emplois locaux. David Lisnard, isolé mais constant dans ses convictions, porte ici une ligne de clarté : défendre la liberté économique n’est pas défendre les privilèges, c’est défendre la responsabilité, le travail et la propriété. Dans un paysage politique où la droite parlementaire semble tétanisée, sa voix tranche par sa cohérence et son courage. Car au fond, cette taxe illustre une dérive morale autant qu’économique : celle d’un État qui, incapable de se réformer, choisit de taxer ce qu’il ne sait plus produire : la réussite.

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