100 euros pour chaque formation payée par le CPF
À partir du 1er mai 2024, le paysage de la formation professionnelle va connaître un changement : l’introduction d’un reste à charge forfaitaire de 100 euros pour chaque formation suivie grâce au Compte Personnel de Formation.
Cette réforme soulève une question fondamentale : quel est l’objectif ultime de cette contribution fixe de 100 euros ? D’une part, le gouvernement y voit une opportunité d’assainir les dépenses publiques avec une prévision d’économies conséquentes. D’autre part, cette initiative pourrait aussi être interprétée comme un levier pour inciter les citoyens à choisir plus judicieusement leurs formations.
Plusieurs centaines de millions d’euros d’économies
Le forfait de 100 euros par formation est finalement une bonne nouvelle : initialement, l’exécutif pensait à faire payer un pourcentage d’environ 10% du coût de la formation. Ce qui aurait pénalisé certaines formations chère ou encore de longue durée. Avec ce coût forfaitaire, l’exécutif espère réussir à faire 250 millions d’euros d’économies en 2024, et même 375 millions en année pleine, soit dès 2025.
Paradoxalement, si une partie de ces économies est liée au reste à charge, le gouvernement espère aussi faire en sorte que le CPF ne soit pas utilisé autant qu’aujourd’hui. En laissant à la charge des intéressés 100 euros, le gouvernement pense que près de 20% des personnes renonceront à se former. Or, le CPF est censé être utilisé justement pour se former, et la formation est mise en avant régulièrement dans le discours de l’exécutif comme une solution contre le chômage.












