Congé de naissance : ce qui va changer pour les familles dès 2027

Avec l’arrivée du congé de naissance, le gouvernement promet un virage concret pour les familles : un droit mieux indemnisé, plus souple et accessible à chaque parent. Derrière ce dispositif du PLFSS 2026, se dessine une politique familiale centrée sur la présence des parents aux côtés de leur enfant, sans sacrifier leur salaire ni leur équilibre professionnel.

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Le 20 juillet, jour record de naissances en France selon l’INSEE
Congé de naissance : ce qui va changer pour les familles dès 2027 © www.nlto.fr

Présenté dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale 2026, le futur congé de naissance constitue l’une des mesures les plus attendues pour les jeunes parents. Ce nouveau droit, qui entrera en vigueur en 2027, permettra à chacun de s’arrêter après la naissance tout en conservant une large part de son salaire.

Un congé conçu pour les deux parents, sans perte de droits existants

Le futur congé de naissance ne remplacera ni le congé maternité ni le congé paternité. Il s’ajoute à ces dispositifs, donnant aux familles davantage de souplesse et de temps ensemble. Chaque parent aura ainsi la possibilité de prendre jusqu’à deux mois d’arrêt supplémentaire après la naissance. D’après le dossier de presse du ministère de l’Économie, « un congé supplémentaire de naissance indemnisé en fonction du salaire antérieur est créé au bénéfice de chacun des deux parents. Sa durée sera, au choix du parent, jusqu’à deux mois. Chaque parent pourra prendre le congé simultanément ou en alternance avec l’autre, ce qui permet d’ajouter jusqu’à quatre mois de garde parentale auprès de l’enfant ».

Concrètement, les parents pourront donc organiser ce congé selon leurs besoins : ensemble pour profiter d’un temps commun avec le bébé, ou séparément pour prolonger la présence auprès de l’enfant. L’initiative vise à favoriser la santé émotionnelle du nouveau-né, à soutenir la reprise progressive de la vie familiale et à encourager un meilleur partage des tâches domestiques. L’égalité femmes-hommes en sort renforcée : le gouvernement veut inciter les pères à s’impliquer davantage sans que la famille perde trop de revenus.

Une indemnisation plus juste, adossée au salaire de chaque parent

Jusqu’à présent, le congé parental restait peu attractif : faiblement indemnisé, souvent limité à environ 400 euros par mois, il poussait de nombreuses familles à écourter leur arrêt. Le futur congé de naissance change la donne. Il sera indexé sur le salaire net, une première à ce niveau d’ampleur. Selon la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, ce congé sera « bien rémunéré », soit « 70 % du salaire net le premier mois et 60 % le second », selon Nice-Matin. Le coût global du dispositif est évalué à 300 millions d’euros l’année de sa mise en œuvre, avec une progression vers 600 millions d’euros en 2030.

Le calendrier est désormais précisé : le congé de naissance sera effectif en 2027, après adoption de la loi et publication des décrets d’application. L’exécutif souhaite offrir un temps de préparation suffisant aux entreprises, à la Sécurité sociale et aux parents. Le texte prévoit une entrée progressive dans les dispositifs, avec un accompagnement des employeurs sur la gestion des absences et un maintien des droits sociaux pendant toute la période d’arrêt.

Les effets attendus sont multiples. En améliorant la santé des familles, le gouvernement espère renforcer le lien d’attachement et réduire les risques de dépression post-partum. Sur le plan économique, une indemnisation plus forte doit aussi inciter davantage de parents à utiliser ce congé, ce qui pourrait libérer environ 50 000 places d’accueil la première année de vie, selon les projections ministérielles. Ces places redeviendraient disponibles pour d’autres enfants, allégeant la tension sur les crèches et micro-crèches.

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