Le 8 janvier 2026, Donald Trump a déclaré publiquement ne pas avoir besoin du droit international pour agir dans le monde. Cette prise de position, formulée lors d’un échange avec des journalistes américains, relance un débat central sur la place du droit international face à une approche fondée sur la moralité individuelle du président américain Donald Trump.
Donald Trump, le droit international et sa propre moralité
Donald Trump affirme que le droit international ne constitue pas une limite opérationnelle à l’action des États-Unis. Selon lui, et ainsi qu’il l’a déclaré, « je n’ai pas besoin du droit international », ajoutant que sa seule contrainte réside dans sa « propre moralité », d’après Le Figaro. Cette déclaration intervient alors que Donald Trump multiplie les signaux de rupture avec les cadres juridiques multilatéraux existants, tout en assumant une lecture strictement souverainiste des relations internationales.
Cependant, cette posture s’inscrit dans une continuité stratégique déjà observée lors de son premier mandat. En effet, Donald Trump avait déjà remis en cause plusieurs traités internationaux, notamment sur le climat et le commerce. Néanmoins, cette fois, le président américain franchit un seuil symbolique supplémentaire en revendiquant explicitement l’inutilité du droit international, préférant invoquer une moralité personnelle comme boussole décisionnelle, selon Les Échos.
Par ailleurs, cette vision soulève des inquiétudes dans les cercles militaires et diplomatiques. D’une part, le droit international structure les règles d’engagement, notamment en matière de conflits armés. D’autre part, l’absence de référence juridique formelle accroît l’imprévisibilité stratégique, ce qui complique la planification militaire et les alliances, notamment au sein de l’OTAN, comme le souligne Le Point.
Donald Trump, le droit international et la stratégie énergétique au Venezuela
Dans ce contexte, Donald Trump a également évoqué le cas du Venezuela, pays doté des plus grandes réserves de pétrole prouvées au monde. Selon Les Échos, les États-Unis envisageraient de « prendre tout le pétrole du Venezuela sans limite de durée ». Cette orientation stratégique s’inscrit dans une logique de puissance, déconnectée des cadres juridiques internationaux sur la souveraineté des ressources.
Ainsi, toujours selon Les Échos, le Venezuela disposerait de plus de 300 milliards de barils de réserves prouvées, soit environ 18 % des réserves mondiales. Cette donnée éclaire l’intérêt stratégique majeur de Donald Trump pour ce pays d’Amérique latine. Toutefois, une telle approche soulève des questions fondamentales sur le respect du droit international et sur la stabilité régionale.
De plus, Donald Trump justifie cette stratégie par une lecture morale de la situation. Selon lui, l’exploitation directe des ressources vénézuéliennes serait légitime au regard des intérêts américains et de la « mauvaise gouvernance » locale, selon Le Point. Cependant, cette justification morale ne repose sur aucun cadre juridique reconnu, ce qui alimente les critiques de nombreux experts en droit international et en sécurité.
La remise en cause du droit internatioanl par Donald Trump face au Groenland et à l’OTAN
Enfin, la position de Donald Trump sur le Groenland et l’OTAN illustre également son rapport conflictuel au droit international. Le président américain a rappelé que les États-Unis pourraient « redéfinir leurs engagements » envers l’OTAN si les alliés ne respectaient pas leurs obligations financières, selon une déclaration rapportée par Le Figaro. Cette remise en cause fragilise l’architecture sécuritaire euro-atlantique construite depuis plus de 70 ans.
Concernant le Groenland, Donald Trump continue de considérer ce territoire stratégique comme un enjeu majeur pour la sécurité américaine. Selon Le Point, il estime que le contrôle accru du Groenland répond à une nécessité morale et stratégique, notamment face à la montée en puissance de la Russie et de la Chine dans l’Arctique. Là encore, le droit international apparaît secondaire dans son raisonnement.
Ainsi, Donald Trump impose une vision du monde fondée sur le rapport de force et sur une moralité personnelle assumée. Cette approche, bien que cohérente avec une doctrine de puissance, marque un éloignement net des principes juridiques internationaux. Pour les militaires et les alliés des États-Unis, cette évolution accroît l’incertitude stratégique, tout en redéfinissant les règles implicites de l’ordre mondial actuel.








