Les enseignants ne veulent pas de groupes de niveau
La contestation des groupes de niveau au collège, qui justifie la mobilisation annoncée pour le 2 avril 2024, semble se renforcer. Les enseignants dénoncent une mesure perçue comme une segmentation inéquitable des élèves. Les syndicats, dont le SNES-FSU, le SNEP-FSU, SUD Éducation, la CGT éduc’action, et la FNEC-FP FO, se dressent unis contre ce qu’ils considèrent comme une atteinte à l’égalité des chances dans l’enseignement.
Dans les mots du SNES-FSU, premier syndicat du secondaire, l’objectif est « d’amplifier la mobilisation » contre les réformes envisagées. La publication au Journal officiel, le 17 mars, de l’arrêté sur la mise en place des groupes de niveau – désormais définis en fonction des besoins des élèves et non plus comme des groupes de niveau à proprement parler – a été accueillie avec scepticisme par les syndicats. Ceux-ci dénoncent une manœuvre du gouvernement, « fébrile », cherchant à « passer en force » malgré l’opposition de la profession.
Salaire et moyens de l’école au centre de la contestation
L’appel à la grève concerne la question des groupes de niveau mais aussi la question plus large du salaire des enseignants et des moyens accordés à l’école publique. Une question qui risque de devenir centrale, alors que l’exécutif se prépare à se lancer dans une période de rigueur budgétaire. Les syndicats préparent et annoncent déjà plusieurs manifestations, en particulier à Paris et dans les grandes agglomérations françaises.
La grève du 2 avril 2024 n’est pas un mouvement social qui vient de naître. Il s’inscrit dans un historique de mobilisations contre les réformes du « choc des savoirs », incluant des grèves les 1er et 6 février, ainsi que diverses actions locales et rencontres avec les parents d’élèves.












