El Mencho le narcotraficant a-t-il été localisé et éliminé grâce à OnlyFans ? 

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Crédit photo NLTO | www.nlto.fr

La mort du chef du cartel Jalisco Nueva Generación a donné naissance à une rumeur pas aussi fantaisiste que ça : le narcotrafiquant le plus recherché du Mexique aurait été identifié grâce à la plateforme OnlyFans et à ses contenus érotiques. Derrière cette histoire virale se mêlent guerre informationnelle, exploitation des traces numériques et fantasmes autour de la vie privée des barons de la drogue. Que sait-on réellement de ce rôle supposé d’OnlyFans dans la traque d’El Mencho ?

La rumeur d’une influenceuse onlyfans au cœur de l’opération
Lorsque des informations ont commencé à circuler sur la localisation de Nemesio Oseguera Cervantes, alias El Mencho, une histoire inattendue s’est propagée sur les réseaux sociaux. Selon cette version, une créatrice « de contenu » déshabillé sur la plateforme OnlyFans, Maria Julissa, aurait permis aux autorités de remonter jusqu’au chef du cartel Jalisco Nueva Generación. Très rapidement, des internautes ont identifié une influenceuse, présentée comme une supposée compagne du narcotrafiquant. Une photographie circulant massivement sur internet semblait montrer la jeune femme aux côtés du chef du cartel. L’image a alimenté l’idée que la relation personnelle aurait permis de repérer sa localisation. Mais cette photo s’est révélée être une image générée par intelligence artificielle, sans lien établi avec la réalité. L’influenceuse elle-même a publiquement démenti toute relation avec El Mencho et toute implication dans sa traque. En quelques heures, la rumeur avait pourtant déjà fait le tour des réseaux sociaux et des médias sensationnalistes.

L’exploitation possible de traces numériques liées à la plateforme
Si l’histoire d’une influenceuse ayant trahi le narcotrafiquant paraît largement fantasmée, certains éléments plus sérieux évoquent néanmoins l’exploitation d’activités numériques liées à OnlyFans. Sur cette plateforme de nombreuses femmes proposent des abonnements payants pour avoir accès à des photos érotiques d’elles-mêmes. Le très sérieux Intelligence Online y a même consacré un article à l’affaire El Mencho et OnlyFan. Les services de renseignement mexicains et surtout américains surveillaient depuis des années les communications et les réseaux relationnels d’El Mencho. Dans ce contexte, des analystes spécialisés dans le ciblage numérique auraient examiné ses interactions en ligne, y compris sur des plateformes de contenus payants. Les plateformes comme OnlyFans présentent en effet une particularité intéressante pour les enquêteurs : elles impliquent des paiements, des comptes identifiés et parfois des échanges directs avec les créateurs de contenu. Même lorsque les narcotrafiquants utilisent des identités fictives, ces interactions peuvent produire des métadonnées exploitables. Les enquêteurs peuvent alors croiser les informations financières, les horaires de connexion, les adresses IP ou les habitudes de communication avec d’autres sources de renseignement. Dans ce type d’opération, la plateforme n’est pas la source unique de localisation, mais un élément parmi d’autres dans une mosaïque d’indices numériques. Il semblerait qu’El Mancho appréciait OnlyFan et ses contenus érotiques. Fatal pour lui car il aurait été identifié par les limiers du renseignement américain.


Les services chargés de traquer les chefs de cartels combinent aujourd’hui plusieurs méthodes : surveillance électronique, infiltrations humaines, analyse financière et exploitation massive des données numériques. Dans ce contexte, la vie privée des narcotrafiquants devient souvent leur principale vulnérabilité. Amantes, réseaux sociaux, paiements en ligne ou communications imprudentes constituent autant de failles potentielles. L’histoire d’OnlyFans, qu’elle soit exagérée ou fondée, révèle surtout une transformation profonde des méthodes de lutte contre le crime organisé. Les barons de la drogue ne sont plus seulement traqués dans les montagnes ou les zones rurales du Mexique. Ils le sont aussi dans l’espace numérique, là où la moindre interaction peut laisser une trace exploitable.

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