Au cœur de Milan, Ferrari a choisi la capitale de la mode pour dévoiler la Ferrari 849 Testarossa. Le geste est symbolique, mais il dit l’essentiel : l’icône des années 1980 revient. Sous la carrosserie, la motorisation hybride fait la loi : un V8 biturbo épaulé par trois moteurs électriques pour des performances de premier plan et, surtout, une douceur d’usage nouvelle.
Ferrari Testarossa : un nom, une mémoire, une promesse
Le badge Testarossa porte une histoire, mais Ferrari refuse l’exercice muséal. Le design renoue avec des codes de sport et d’architecture : proportions basses, épaulements puissants, bandeau noir entre les optiques, et une poupe « twin-tail » inspirée des prototypes maison. Le résultat reste rétro dans l’âme, mais clairement moderne dans l’exécution, afin d’exprimer un luxe sans excès. « Le nom Testa Rossa venait au départ du couvre-culasse rouge du modèle le plus puissant de la gamme », a rappelé Enrico Galliera, directeur marketing et commercial chez Ferrari, comme pour sceller le lien entre mémoire et présent.
Il faudra toutefois sortir le chèque : la Ferrari Testarossa 849 devrait afficher un prix d’environ 500.000 euros hors options… pour une production que Ferrari annonce déjà comme insuffisante pour combler la demande potentielle. Autant dire que le modèle s’annonce déjà comme une pièce de collection exclusive.
Le silence de l’électrique qui n’oublie pas qu’il s’agit d’une supercar
Sous le capot vitré, la motorisation hybride donne le ton : 1 050 cv combinés, dont 830 cv pour le V8 biturbo et 220 cv pour la partie électrique, afin de conjuguer ampleur et souplesse. Pour la vie urbaine, la Ferrari revendique 25 km en mode e-Drive grâce à une batterie 7,45 kWh intégrée dans le châssis, ce qui abaisse le centre de gravité et renforce la quiétude. Le tout permet d’alterner, selon l’humeur, silence feutré et accélération ample, sans fracture d’usage : c’est bien l’ADN de la grande automobile de luxe contemporaine.
Quand l’humeur devient sport, la Ferrari s’en souvient. La vitesse de pointe dépasse 330 km/h, avec un 0-100 km/h annoncé sous 2,3 s et un 0-200 km/h en 6,35 s. À Fiorano, la Ferrari inscrit 1’17’’500, soit un net progrès sur la SF90. Pourtant, l’angle reste le même : offrir plus d’aisance, plus de marges, plus de confiance. « Le système FIVE permet à un conducteur expérimenté de rouler comme un professionnel sur piste », explique Galliera








