Dans une Gaza à nouveau plongée dans le chaos, le Hamas tente de reprendre le contrôle par la terreur. Exécutions sommaires, vidéos de propagande, menaces américaines. Donald Trump hausse le ton.
TRUMP MENACE D’INTERVENIR À GAZA
Le cessez-le-feu entre Israël et le Hamas n’aura tenu que quelques jours. Jeudi 16 octobre, Donald Trump a averti que les États-Unis “n’hésiteraient pas à agir militairement” si “le sang continuait à couler” dans la bande de Gaza. Ces propos, rapportés par DefenseNews, ont immédiatement tendu le climat régional. Washington assure qu’aucune intervention terrestre n’est envisagée, mais la menace est claire : si le Hamas poursuit ses exactions, la patience américaine aura des limites. Depuis le retrait partiel des troupes israéliennes, le Hamas tente de réimposer son autorité sur la population gazaouie. Selon Reuters et The Guardian, le mouvement islamiste a lancé une série d’exécutions publiques de supposés “collaborateurs”, parfois filmées et diffusées sur ses canaux officiels. Ces images, d’une brutalité extrême, visent à terroriser la population et à montrer que le Hamas reste maître du terrain. Les témoignages évoquent des purges dans plusieurs quartiers de Gaza City et de Khan Younès, des arrestations arbitraires et la réinstallation de checkpoints. Les ONG dénoncent une “reprise de contrôle sanglante” d’un territoire déjà exsangue.
LA RIPOSTE VERBALE DE TRUMP
Face à ces violences, Donald Trump a voulu frapper fort. En évoquant une possible action militaire américaine, il cherche avant tout à dissuader le Hamas de franchir la ligne rouge. “S’ils continuent à tuer et à diffuser leurs atrocités, nous interviendrons”, a-t-il déclaré. La Maison-Blanche a ensuite nuancé le propos, parlant d’un “message d’avertissement”. Mais la stratégie est claire : réaffirmer le rôle des États-Unis comme garants du cessez-le-feu et protecteurs d’un ordre minimal dans la région. En parallèle, Washington pousse son projet de force internationale de stabilisation, avec la participation envisagée de plusieurs pays musulmans, dont l’Indonésie et le Pakistan (Politico). Objectif : sécuriser la bande de Gaza, désarmer le Hamas et préparer une transition vers une gouvernance civile. Ce plan, encore à l’état de discussions, suscite des résistances. Israël doute de son efficacité, le Hamas le rejette catégoriquement, et nombre de Palestiniens y voient une mise sous tutelle étrangère.
Entre menaces américaines, brutalité du Hamas et effondrement humanitaire, le cessez-le-feu semble fragile. Pour Trump, la tentation d’incarner le “pacificateur fort” est évidente. Mais à Gaza, chaque mot prononcé depuis Washington peut rallumer la guerre.








