Les automobilistes en devenir sont directement concernés : ce 29 septembre 2025, la grève des auto-écoles et des inspecteurs du permis de conduire dénonce l’illégalité des délais imposés aux candidats. Alors que la loi fixe un maximum de 45 jours entre deux présentations, la moyenne atteint 85 jours selon l’Union nationale des indépendants de la conduite. Cette situation pénalise les élèves, pèse sur leur budget et suscite des critiques croissantes sur l’inaction des pouvoirs publics.
Délais illégaux : quand la loi est dépassée par la réalité
La grève trouve sa légitimité dans un constat juridique. « Alors que la loi impose un délai maximal de 45 jours entre deux présentations à l’examen, plus de 90 départements dépassent les délais légaux, et le délai moyen est aujourd’hui de 85 jours », rappelle l’UNIC, citée par TF1 Info. Passer Son Permis en Province va plus loin en évoquant des délais de 6 à 8 mois dans certains territoires.
L’effet boule de neige est bien documenté. Le taux de réussite au permis reste limité à 55,9 % en 2023. Concrètement, un candidat sur deux doit repasser l’examen, mais se retrouve piégé dans une file d’attente interminable que Mobilians chiffre à 80 jours pour un repassage. Le Monde ajoute que l’ouverture du permis à 17 ans a généré plus de 300 000 nouveaux candidats en 2024, ce qui accentue encore la saturation.
Ce que réclament les auto-écoles pour rétablir la légalité
Face à cette situation, les auto-écoles et les syndicats d’inspecteurs avancent des mesures précises. La FEETS-FO demande le « recrutement de 150 inspecteurs et 20 délégués supplémentaires et l’augmentation du volume minimum de formation à 28 heures ». L’objectif est double : accroître la capacité d’examen et réduire les échecs par une meilleure préparation. Les professionnels estiment qu’un plancher de 20 heures est insuffisant pour garantir un niveau de conduite acceptable, ce qui se traduit par davantage d’échecs et donc davantage de repassages.
De son côté, Mobilians déplore que les annonces gouvernementales, 80 000 places supplémentaires d’ici fin 2025 et 10 inspecteurs recrutés d’ici 2026, soient très en deçà des besoins. Selon l’organisation, ces mesures ne permettront pas de revenir au respect du délai légal de 45 jours.








