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Isabel Maxwell, la sœur de Ghislaine Maxwell la compagne d’Epstein, a vécu en France et a eu une trajectoire très différente

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Isabel Maxwell, la sœur de Ghislaine Maxwell la compagne d’Epstein, a vécu en France et a eu une trajectoire très différente | www.nlto.fr

Sœur de Ghislaine Maxwell mais personnalité très différente, Isabel Maxwell a construit une carrière autonome dans l’internet naissant et les technologies. Longtemps installée en France, elle incarne une autre branche du système Maxwell : celle des réseaux économiques internationaux. Son parcours reste marqué par la chute de l’empire paternel et par la trajectoire controversée de son compagnon, Al Seckel.

Une héritière du clan Maxwell devenue entrepreneure de la première génération Internet

Fille du magnat de la presse Robert Maxwell, Isabel Maxwell appartient à l’une des familles les plus influentes de l’espace médiatico-financier des années 1980. Après l’effondrement de l’empire familial au début des années 1990, elle opère une reconversion remarquable dans les nouvelles technologies. Dans les années 1990, elle dirige la société israélienne Commtouch, active dans la messagerie électronique et les services internet. Elle participe ainsi au développement du web commercial et noue des relations avec plusieurs acteurs majeurs du secteur technologique international. Cette trajectoire lui vaut d’être perçue comme l’une des rares figures du clan Maxwell ayant su transformer l’héritage relationnel familial en carrière autonome dans l’économie numérique.

Une vie française discrète, entre retrait médiatique et réseaux internationaux

À partir des années 2010, Isabel Maxwell s’installe en France, notamment dans le Sud-Ouest. Cette période correspond à une phase de retrait médiatique et professionnel, loin des cercles technologiques où elle s’était illustrée auparavant. Contrairement à sa sœur Ghislaine, elle n’a jamais été mise en cause dans l’affaire Epstein. Elle apparaît plutôt comme une figure périphérique, évoluant dans des réseaux économiques et technologiques internationaux sans implication judiciaire dans les scandales qui ont frappé une partie de sa famille. Pour le public français, son passage dans l’Hexagone constitue surtout un exemple rare d’installation durable d’un membre du clan Maxwell sur le territoire national, loin des centres habituels de pouvoir anglo-saxons.

L’ombre d’Al Seckel : escroqueries, dettes et tentative de manipulation numérique

La trajectoire personnelle d’Isabel Maxwell est cependant marquée par celle de son compagnon, le vulgarisateur scientifique américain Al Seckel. Au cours des années 2010, Seckel fait face à de graves accusations de dettes, de fraudes et de pratiques commerciales trompeuses. Plusieurs témoignages et enquêtes journalistiques indiquent qu’il aurait tenté, contre rémunération, de recourir à des prestataires chargés d’améliorer artificiellement son image en ligne et de faire disparaître des contenus négatifs, sans disposer des moyens techniques ou financiers pour y parvenir réellement. Il se met au service de Jeffrey Epstein. Il est payé pendant plusieurs mois pour s’occuper de la réputation numérique du millionnaire. Il finit par se faire remercier devant l’absence de résultat. En 2015, Al Seckel meurt en Californie dans un contexte de difficultés financières majeures, plusieurs sources évoquant un suicide. Cet épisode marque la fin d’une période troublée pour Isabel Maxwell et contribue à son retrait durable de la vie publique.

Isabel Maxwell apparaît aujourd’hui comme une figure singulière du clan Maxwell : moins mondaine que sa sœur, moins politique que son père, mais représentative de la reconversion d’une élite médiatique vers l’économie numérique globale. Son passage en France et les difficultés liées à son entourage personnel éclairent une trajectoire faite autant de résilience professionnelle que d’épisodes plus sombres.

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