Prêt-à-porter : 12 offres de reprise sont sur la table pour Jennyfer

L’avenir s’assombrit pour les salariés de l’enseigne de prêt à porter Jennyfer. Les 12 offres de reprises déposées laissent entrevoir un plan social massif.

Publié le
Lecture : 2 min
jennyfer-offre-reprise-pret-a-porter
Prêt-à-porter : 12 offres de reprise sont sur la table pour Jennyfer © www.nlto.fr

L’enseigne de prêt-à-porter Jennyfer n’échappe pas à la crise dans le secteur de l’habillement. En grande difficulté financière, elle cherche un repreneur. Pas moins de 12 offres sont arrivées sur la table du tribunal de commerce.


Jennyfer intéresse encore le secteur du prêt-à-porter


Au total, douze offres de reprise ont été déposées pour tenter de sauver ce qu’il reste de Jennyfer, enseigne française de prêt-à-porter placée en liquidation judiciaire le 30 avril 2025. Dans un contexte de crise sectorielle de l’habillement, ces propositions, presque toutes partielles, laissent peu d’espoir à la majorité des 999 salariés de la marque. Au lendemain de sa liquidation judiciaire, Jennyfer bénéficie d’une poursuite d’activité jusqu’au 28 mai 2025. À cette échéance, le tribunal de commerce de Bobigny devra trancher : qui, parmi les prétendants, pourra reprendre la marque ? Parmi eux, Beaumanoir, Pimkie et Celio se détachent comme les repreneurs les plus connus du monde de la mode.


Par exemple, le groupe Beaumanoir envisage la reprise de 26 magasins jugés « stratégiquement bien placés« , selon ses propres termes. Le groupe breton, déjà propriétaire de marques comme Cache Cache ou Bonobo, souhaite « poursuivre son maillage territorial« , tout en conservant l’hypothèse d’une relance de la marque Jennyfer. Une telle opération permettrait le maintien de seulement 160 postes.


Mais Beaumanoir n’est pas seul à convoiter les lambeaux de l’enseigne. Un duo inattendu se profile : Celio, spécialiste du prêt-à-porter masculin, et Pimkie, ex-enseigne en souffrance en phase de redressement. Ensemble, ils ont proposé de reprendre une cinquantaine de magasins, principalement pour Pimkie. Selon plusieurs médias, cette alliance pourrait concerner « plus de 300 salariés« . Une partie des magasins repris par Celio serait, quant à elle, convertie en boutiques mixtes sous enseigne commune, incluant les produits de la marque Camaïeu, rachetée en 2022 par Celio.


Offres partielles, espoirs fragmentés pour les salariés de Jennyfer


Les perspectives de sauvetage global semblent toutefois s’éloigner. Sur les 220 succursales en France et 40 points de vente à l’international, aucune offre ne vise l’intégralité du réseau. Pire, plusieurs offres concernent uniquement les stocks de vêtements. Le nom de Noz, géant du déstockage, réapparaît une fois de plus, fidèle à sa stratégie de récupération des invendus d’enseignes défuntes.


Dans cette valse de repreneurs aux ambitions disparates, les salariés, eux, attendent. À peine 400 emplois seraient directement concernés par les trois principales propositions, laissant planer la menace d’un plan social massif. La décision sera donc connue le 28 mai 2025.

Laisser un commentaire