Bonne nouvelle : plus besoin de réfléchir, d’inventer ou d’arrêter de dépenser n’importe comment. La gauche radicale, la gauche classique, les écologistes et même l’extrême droite ont enfin trouvé la solution à la crise française. Une technique millénaire remise au goût du jour : prendre l’argent de ceux qui en ont pour le donner à ceux qui n’en ont plus. Et si les riches osent protester ou fuir, c’est encore mieux : cela prouve qu’ils étaient coupables depuis le début. Simple. Rapide.
Les riches : ces créatures diaboliques qui produisent des emplois juste pour nous provoquer
Pendant trop longtemps, les riches ont osé créer des entreprises, investir dans l’économie et générer des recettes fiscales. Une attitude arrogante. Ils se sont crus indispensables. Heureusement, une classe politique visionnaire a compris qu’il fallait les remettre à leur place : tout en haut d’un barème d’imposition qui ressemble à un escape game, mais sans sortie. Car si on les taxe jusqu’à ce qu’ils claquent la porte du pays, on aura gagné : ils ne seront plus là pour nous rappeler à quel point ils dérangent. La France restera pauvre, mais fière, croyant avoir appliqué le slogan mal compris de l’Egalité, cette passion française.
L’évasion fiscale : la preuve irréfutable qu’ils méritent qu’on les arrache jusqu’au dernier centime
Quand on dit aux riches : « Donne ton argent ou je te tape », et qu’ils s’en vont, c’est la preuve qu’ils sont profondément mauvais. Vous imaginez ? Ils préfèrent s’exiler plutôt que se faire tondre avec un taille-haie rouillé par la bureaucratie. Leur crime originel : avoir travaillé dur, pris des risques et investi, probablement dans l’unique but de nous narguer. Ils n’ont donc aucun sens de l’intérêt général. Ce sont des égoïstes, des ingrats, des fugitifs de l’impôt. Et ce n’est pas tout : une fois partis, ils emportent avec eux leurs entreprises, leurs emplois, leurs innovations, leurs investissements et même leur fiscalité. Une attitude antisociale qui confirme qu’il fallait les punir plus tôt. Et pour ceux plus modestes qui voudraient devenir riches: interdit d’entreprendre pour ne pas déstabiliser le nouvel ordre social: l’idéal d’égalité.
La lutte finale du bonheur égalitaire : tout le monde pauvre, personne jaloux
Le plan ultime est d’une logique lumineuse : lorsque les riches auront été essorés jusqu’au dernier euro, la France aura enfin atteint la paix sociale. Il n’y aura plus de riches, plus de classes supérieures, plus de yachts insupportables, plus de maisons secondaires avec véranda vue mer. Une société entièrement composée de citoyens unis dans la même découverte : Plus personne ne pourra se vanter d’avoir mieux réussi que son voisin, car plus personne ne réussira rien. Le plein-emploi sera remplacé par le plein-temps-libre, les caisses vides deviendront un projet de société et la croissance négative un signe de vertu écologique. Le rêve politique se réalisera enfin : une France où tout le monde marche à pied, se chauffe au pull-over et fait pousser des légumes sur son balcon, faute d’économies pour acheter des pâtes. Faisons confiance à Jean Luc, Olivier et Marine pour réussir ce magnifique projet.








