la planète prise en otage : il est temps que l’ONU impose la liberté de navigation

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Deux hommes jouent aujourd’hui avec l’équilibre du monde. D’un côté, un président américain imprévisible qui multiplie les provocations stratégiques. De l’autre, un régime iranien prêt à sacrifier sa propre population pour survivre politiquement. Entre les deux, la planète entière est prise en otage dans les détroits du Moyen-Orient. Cette situation est devenue insupportable. Il est temps que la communauté internationale impose la liberté de navigation.

Le monde pris en otage par deux régimes irresponsables

Nous assistons à une situation géopolitique d’une gravité exceptionnelle. La première puissance militaire de la planète est aujourd’hui dirigée par un chef d’État dont les décisions donnent l’impression d’osciller entre improvisation, communication brutale et stratégie imprévisible. Dans un tel contexte, chaque déclaration peut devenir une escalade et chaque geste militaire peut provoquer une réaction en chaîne. En face, le régime iranien ne vaut guère mieux. Depuis quarante ans, la République islamique a construit une stratégie fondée sur la confrontation permanente, l’utilisation de milices régionales et la menace constante contre la navigation internationale. Aujourd’hui, ce pouvoir joue clairement sa survie. Et lorsqu’un régime joue sa survie, il devient capable de tout, y compris de faire payer le prix de ses calculs à sa propre population. Le résultat est simple : la planète entière se retrouve suspendue aux décisions de deux systèmes politiques profondément instables. Ce n’est plus une crise régionale. C’est un risque systémique mondial.

Le détroit d’Ormuz et Bab El-Mandeb : les artères vitales de l’économie mondiale

Le problème n’est pas seulement militaire ou diplomatique. Il est économique et planétaire. Le détroit d’Ormuz est l’une des artères énergétiques les plus importantes du globe. Une part gigantesque du pétrole mondial y transite chaque jour. Si ce passage est bloqué, même temporairement, c’est immédiatement l’ensemble des économies industrielles qui vacillent. Comme si cela ne suffisait pas, l’autre porte maritime de la région est également fragilisée. Au sud, les Houthis perturbent déjà la navigation dans le détroit de Bab el-Mandeb, passage stratégique reliant l’océan Indien à la mer Rouge et au canal de Suez. Autrement dit, deux des principaux verrous maritimes de la planète sont aujourd’hui menacés simultanément. Cela signifie que les chaînes d’approvisionnement, les flux énergétiques et une partie du commerce mondial sont désormais suspendus à une crise régionale que personne ne semble capable de maîtriser. Et pendant ce temps, la communauté internationale regarde ailleurs.

L’ONU doit intervenir et imposer la liberté de navigation

Il faut le dire clairement : cette passivité est devenue irresponsable. La liberté de navigation dans les détroits internationaux n’est pas une option diplomatique. C’est un principe fondamental du droit maritime international et un intérêt vital pour l’économie mondiale. Lorsqu’un passage stratégique devient une zone de chantage géopolitique, la communauté internationale a non seulement le droit d’agir, mais le devoir d’agir. Il est donc urgent que les grandes puissances cessent de subir la situation. La France, la Grande-Bretagne, le Japon, l’Union européenne, mais aussi la Chine et les grandes nations commerciales doivent exiger collectivement la sécurisation du détroit d’Ormuz et la garantie de la liberté de navigation. Si nécessaire, cela doit passer par une opération internationale sous mandat de l’ONU visant à protéger le trafic maritime et à empêcher toute tentative de fermeture du détroit. Il ne s’agit pas de soutenir les aventures stratégiques américaines. Il s’agit de protéger l’intérêt du monde et des populations qui vont souffrir des irresponsabilité américaine et iranienne. Car lorsque deux régimes jouent à la roulette géopolitique avec les routes énergétiques de la planète, ce ne sont pas seulement leurs adversaires qui paient le prix. Ce sont des milliards de personnes, dans tous les continents, qui voient leur économie, leur sécurité énergétique et leur stabilité menacées. La communauté internationale doit enfin le comprendre : lorsque les artères vitales du commerce mondial sont prises en otage, la neutralité n’est plus une position. C’est une abdication. Il est donc urgent que la communauté internationale commence à montrer les crocs.

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