La pression sociale empêche les jeunes d’épargner

Sorties improvisées, week-ends entre amis, vacances partagées sur les réseaux : pour de nombreux jeunes, la pression sociale pèse désormais directement sur le portefeuille. Selon une étude récente, la peur de manquer un moment collectif pousse une majorité d’entre eux à dépasser régulièrement leur budget, au risque d’affaiblir durablement leur épargne.

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Publié le 11 février 2026 par l’application de finances personnelles Plum, un sondage mené auprès de 1 000 Français âgés de 18 à 34 ans met en lumière un phénomène budgétaire préoccupant. Derrière la FOMO, acronyme de « Fear of Missing Out », se cache une réalité très concrète : la pression sociale influence fortement les décisions de consommation des jeunes adultes et fragilise leur gestion de l’argent.

Une pression sociale qui fait dérailler les budgets des jeunes

Selon l’étude publiée le 11 février 2026 par Plum, 74 % des 18-34 ans reconnaissent avoir déjà dépassé leur budget pour ne pas rater une sortie avec leurs proches. Autrement dit, près de trois jeunes sur quatre admettent céder à la pression du groupe. En Île-de-France, cette proportion grimpe même à 80 %, preuve que l’environnement urbain et le rythme social intense accentuent le phénomène. À l’inverse, 26 % des répondants affirment ne jamais avoir franchi cette limite.

En moyenne, les jeunes concernés dépassent leur budget « sorties » de 80 € par mois, toujours selon Plum. Pour la moitié d’entre eux, le surplus atteint au moins 60 € mensuels. Plus significatif encore, trois quarts dépassent les 100 € supplémentaires, soit près de 1 000 € par an qui ne sont ni épargnés ni investis. Cette somme peut correspondre à un fonds d’urgence, à une partie d’apport pour un logement ou à un projet de formation. Pourtant, sous l’effet de la pression sociale, elle s’évapore progressivement.

Vacances, fêtes et paie : les moments à risque

Par ailleurs, certains contextes amplifient la vulnérabilité budgétaire. Les vacances arrivent en tête des périodes jugées dangereuses pour le compte en banque : 37 % des jeunes estiment que c’est à ce moment-là que leur vigilance financière baisse le plus. L’envie de profiter, de partager des expériences et de suivre le rythme de son entourage pousse alors à relâcher les arbitrages. Les périodes de fêtes, citées par 28 % des répondants, ainsi que les soldes, mentionnées par 25 %, constituent également des zones de turbulence budgétaire.

De plus, la pression sociale ne se limite pas aux grands événements. 18 % des jeunes reconnaissent dépenser davantage juste après avoir été payés, et 13 % lorsqu’ils sont simplement de bonne humeur. Autrement dit, l’émotion et le contexte collectif influencent directement la consommation. Les données internes de Plum montrent d’ailleurs que les dépenses liées aux restaurants et aux sorties festives atteignent en moyenne 61 € par mois chez les 18-24 ans et 175 € chez les 25-34 ans. Avec l’âge, le budget consacré à la vie sociale augmente, et la pression à maintenir un certain niveau de participation suit la même trajectoire.

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