La compagnie ferroviaire low-cost Ouigo, filiale de la SNCF, a récemment présenté sa première rame rénovée, surnommée « Tango », lors d’un événement à Paris Gare de Lyon. Ce rendez-vous marque le début d’un sacré bout de chemin vers une expérience voyageur repensée et une place encore plus forte pour Ouigo dans le monde des trains à grande vitesse.
Un relooking sérieux pour plus de confort
La rénovation des trains Ouigo va bien au-delà d’un simple lifting. Pour rendre le voyage nettement plus agréable, chaque rame se voit dotée de nouveaux sièges à la fois confortables et résistants. Les passagers pourront profiter de prises d’alimentation 220V ou USB-C individuelles. Par ailleurs, les espaces à bagages ont été réimaginés avec une hausse de 10 % de leur capacité, ce qui facilite le rangement des affaires.
On y retrouve aussi des fauteuils spécialement aménagés pour les personnes en situation de handicap et un grand espace détente pour permettre à chacun de se dégourdir les jambes ou aux gosses de s’amuser. Et pour les cyclistes, chaque rame propose désormais huit crochets à vélo, soit 16 par train.
Un plan fou pour 2030
Ouigo ne rigole pas avec ses ambitions pour la prochaine décennie. L’objectif est de capter concurrence ferroviaire 30 % du marché du train à grande vitesse d’ici 2030, alors qu’actuellement ils détiennent 20 %. Pour y arriver, la compagnie prévoit de booster son trafic de 30 %, ce qui représenterait 33 millions de voyageurs par an.
Pour suivre cette montée en puissance, Ouigo va étoffer son parc matériel. D’ici 2027, douze nouvelles rames viendront se greffer aux 38 en service, portant ainsi le total à 50. Cette évolution offrira 8 millions de places de plus chaque année pour répondre à la demande des usagers.
Des investissements et des innovations techniques
La transformation des rames représente un gros investissement pour la SNCF, avec un budget total de 600 millions d’euros. Chaque rame demande environ 15 000 heures de travail pour être remise à neuf. Côté innovations, on y trouve des vitres athermiques qui réduisent les désagréments des fortes chaleurs et des systèmes de climatisation modernisés.
Toujours dans un souci de préservation de l’environnement, les toilettes utilisent désormais l’eau des lave-mains pour l’évacuation. L’intérieur a été entièrement repensé, tout en gardant la touche pop qui fait le charme de Ouigo.
Une extension du réseau pour toucher plus de monde
L’expansion géographique figure au premier plan du plan d’Ouigo. La compagnie prévoit d’élargir son réseau vers le sud-ouest avec une nouvelles lignes reliant Paris à Dax et la Côte basque dès décembre 2025. Ensuite, un troisième aller-retour entre Rennes et Paris sera mis en service dès le 12 mai 2025, suivi d’une connexion vers Montpellier via Lyon St-Exupéry l’été 2026.
D’autres évolutions prévoient un troisième aller-retour le week-end sur la ligne Paris-Lyon dès décembre 2026, ainsi qu’un possible renforcement des liaisons entre Strasbourg et Paris ainsi que celles reliant Paris Gare du Nord à Lille.
Vers plus d’accessibilité
En étoffant son réseau, Ouigo prévoit de desservir près de 75 gares d’ici 2027. L’idée est de faciliter l’accès aux ventes de billets pour un maximum de territoires, tout en conservant une offre compétitive dans le segment low-cost.
Avec toutes ces initiatives, Ouigo se pose comme un acteur majeur du train en France. La compagnie montre bien sa volonté d’innover et d’améliorer son offre pour proposer aux voyageurs une expérience de plus en plus agréable et accessible, en phase avec les besoins actuels du secteur ferroviaire.












