La taxe Zucman : la vieille haine française du riche

Il faut appeler un chat un chat : la taxe Zucman n’a rien d’une politique économique, c’est une vengeance sociale. Une punition. Une manière de dire à ceux qui réussissent : « Vous avez trop, nous allons vous prendre. » Voilà tout.

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La taxe Zucman : la vieille haine française du riche © www.nlto.fr

Deux pour cent chaque année sur les patrimoines de plus de 100 millions d’euros. Et l’argument massue ? « Cela ne concerne que 1 800 personnes. » Traduction : rassurez-vous, on dépouille les autres. C’est l’impôt comme spectacle : peu importe l’efficacité, l’important est de faire mal à une poignée de boucs émissaires pour apaiser la jalousie collective.

La France, paradis de l’impôt, enfer de la prospérité

Pays le plus taxé du monde, champion des prélèvements obligatoires, la France devrait, si la recette fonctionnait, être une terre de prospérité infinie. Or nous sommes surendettés, désindustrialisés, étouffés par la dépense publique. Et au lieu de poser la question qui fâche — faut-il réduire la dépense ? —, certains proposent de frapper encore ceux qui créent la richesse.

Nicolas Dufourcq, patron de Bpifrance, n’a pas mâché ses mots sur RMC :

« C’est un truc complètement absurde, une pure histoire de jalousie à la française. »

Et d’ajouter :

« Ils ont construit leur boîte, et on vient leur expliquer qu’on va leur en prendre 2 % tous les ans. Pourquoi pas 3 ? Pourquoi pas 4 ? C’est invraisemblable ! »

En clair : on panique les entrepreneurs. On les décourage. Et pire, on organise une nationalisation progressive des fleurons français en proposant aux entrepreneurs qui n’ont pas les liquidités de payer leurs impôts avec des parts de société. Payés en actions, les impôts feraient grossir mécaniquement la part de l’État : demain 20 % de LVMH, 20 % de Kering, 20 % de Free… Une spoliation douce, mais implacable.

L’État, associé vorace

On feint d’oublier une évidence : toute entreprise a déjà un associé de fait. Il s’appelle l’État. Chaque année, il prend 25 % de l’impôt sur les sociétés, sans jamais investir, sans jamais prendre de risque. Il encaisse, point final. Et ce partenaire insatiable voudrait en plus détruire le patrimoine productif qui lui rapporte déjà ? Voilà l’absurdité.

Détruire le capital, c’est détruire la machine à créer de la valeur. Verser tout cela dans le trou noir de la dépense publique, c’est se tirer une balle dans le pied. Les entrepreneurs sont des auxiliaires de l’État : ils savent créer, investir, gérer. Laisser leur patrimoine travailler, c’est s’assurer d’une rente durable pour les finances publiques.

On rêve d’un coffre-fort plein d’or. Mais il n’existe pas. Comme le rappelle Dufourcq :

« Si on pique la totalité de la fortune de Bernard Arnault, cela finance dix mois d’assurance maladie. Après, il n’y a plus d’Arnault. »

Pas de trésor, juste une illusion comptable et une jalousie satisfaite.

Alors Zucman est-il sachant, paré de sa toge universitaire donne-t-il des leçons ? Non juste un militant qui utilise sa légitimité pour proposer une idée d’une banalité affligeante : taxer les riches. Dans toute action d’influence il faut un levier d’autorité. En l’occurrence c’est lui. Il confond tout, raconte des bêtises énormes, oubliant d’intégrer les aides sociales dans son calcul, confondant IS et IR, diabolisant des outils d’investissements que sont les holdings. Facile de manipuler l’opinion sur un sujet technique. Mais en France, ce discours séduit : il flatte une vieille passion nationale, la haine du riche.

La taxe Zucman n’est pas une réforme fiscale. C’est un cri de rage. Un exutoire. Un geste moral qui peut coûter très, mais vraiment très cher à la nation. Elle ne réduira pas la dette, elle ne créera pas d’emplois, elle n’apportera rien. Elle détruira de la valeur pour nourrir une jalousie stérile.

La France n’a pas besoin de punir ses entrepreneurs. Elle a besoin de les laisser respirer. Car sans eux, il ne reste que la dette, la dépense… et le vide.

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