Prime d’activité, allocations, impôts, santé, logement… Le mois d’avril arrive avec son lot de nouveautés qui vont directement toucher les familles. Certaines décisions sont bienvenues, d’autres un peu moins. Voici ce qu’il faut savoir pour rester à jour — et éviter les mauvaises surprises.
Des aides sociales revalorisées pour les parents
Première bonne nouvelle : plusieurs prestations familiales sont revues à la hausse. Le RSA (Revenu de solidarité active), la prime d’activité, l’AAH (Allocation aux adultes handicapés) et les allocations familiales augmentent de 1,7 à 1,9 % selon les dispositifs.
Concrètement :
- Une personne seule au RSA recevra 647,79 euros par mois, contre 635,71 euros auparavant (Sortir à Paris, 24 mars 2025).
- Un couple avec trois enfants touchera 1 616,29 euros.
- La prime d’activité pour une famille avec trois enfants grimpe à 1 393,08 euros, avec un bonus de 253,28 euros par enfant supplémentaire.
Ces revalorisations suivent l’évolution de l’inflation, mais restent modérées face aux hausses des dépenses courantes. C’est une aide bienvenue, sans être une révolution.
Santé : attention aux arrêts maladie moins bien remboursés
Côté santé, les arrêts de travail vont coûter plus cher. Le plafond des indemnités journalières versées par la Sécurité sociale est abaissé : il passe de 1,8 Smic à 1,4 Smic. Résultat, pour un parent salarié avec un salaire brut autour de 3 243 euros, cela peut représenter jusqu’à 355 euros de perte en cas d’arrêt d’un mois. C’est donc le moment de vérifier si votre employeur complète ces indemnités, ou de revoir vos contrats de prévoyance si vous êtes travailleur indépendant.
Chômage : durcissement pour les parents en transition
Autre modification importante : le calcul des allocations chômage est désormais mensualisé. Quel que soit le mois, les droits seront versés sur une base de 30 jours, ce qui revient à perdre environ 5 à 6 jours d’indemnisation par an.
Pour les parents en recherche d’emploi, cela signifie moins d’indemnités à l’année. Et pour les plus de 50 ans, le changement est encore plus marqué : les durées d’indemnisation sont raccourcies, sauf à partir de 57 ans. Les moins de 55 ans voient leur indemnisation plafonnée à 18 mois, contre 22,5 mois auparavant.
Fiscalité : coup de pouce discret et nouvelle taxe sur les riches
Bonne nouvelle : le barème de l’impôt sur le revenu est indexé sur l’inflation (+1,8 %). Cela veut dire que les seuils augmentent légèrement, ce qui peut réduire votre imposition si vos revenus ont stagné.
Autre point positif : la fameuse réduction d’impôt “Coluche” pour les dons à des associations est prolongée et étendue aux structures qui luttent contre les violences conjugales.
En revanche, les familles très aisées devront s’adapter : une imposition minimale de 20 % est désormais imposée aux foyers gagnant plus de 500 000 euros.
Immobilier : prêts élargis mais frais de notaire en hausse
Pour les familles qui rêvent d’acheter, deux nouveautés :
Le prêt à taux zéro (PTZ) est étendu à tous les logements neufs, partout en France. Il est aussi désormais accessible pour des co-acquisitions ou des achats en démembrement de propriété, ce qui peut réduire la facture pour les familles nombreuses ou les jeunes ménages.
À l’inverse, les frais de notaire — ou plutôt les droits de mutation — pourront être augmentés jusqu’à 5 % par les départements.
Voyages : les escapades au Royaume-Uni deviennent payantes
Si vous aviez prévu un week-end à Londres en famille, attention. Dès le 2 avril 2025, vous devrez obtenir une autorisation électronique de voyage (ETA). Elle coûtera 12 euros, puis 19 euros à partir du 9 avril, et sera valable deux ans.








