La grande diversion
Aujourd’hui, l’annonce d’un impôt sur la fortune financière n’est pas une réforme, c’est une diversion. Tout le monde sait que ce n’est pas cette taxe qui comblera nos déficits, ni qui redonnera du souffle à l’économie. Au contraire, elle découragera l’investissement, fera fuir les capitaux, et dégradera encore un peu plus la confiance. Mais qu’importe ! Il faut un symbole. Un os à ronger pour les socialistes, un drapeau à agiter pour flatter les passions tristes, et voilà que le gouvernement cède.
Le pays réel, eux ne le voient pas
Pendant ce temps, la France réelle rame. Les classes moyennes croulent sous les impôts, les factures explosent, les services publics s’effondrent, les campagnes se vident, les villes s’ensauvagent. Le quotidien des Français, ce n’est pas le luxe des tribunes parlementaires : c’est la peur de ne pas finir le mois, l’angoisse pour ses enfants, le sentiment d’un pays qui recule. Mais à Paris, on joue aux équilibristes : un siège contre un impôt, une concession contre un silence.
Une trahison démocratique
Il y a dans ce spectacle quelque chose d’obscène. La démocratie n’est pas faite pour être l’otage de minorités bruyantes. Elle n’est pas faite pour que des partis réduits à la portion congrue dictent leur loi. Elle est faite pour gouverner au nom du peuple, pas pour flatter ses bas instincts et sacrifier l’avenir à la carrière de quelques-uns. Le Premier ministre, en cédant, trahit cette mission. Les socialistes, en forçant la main, dévoilent leur véritable obsession : non pas améliorer le sort des Français, mais sauver leur peau politique en chassant sur les terres de l’extrême gauche.
Un pays qui coule, une élite qui s’amuse
C’est cela, le drame : la France coule, et son élite s’amuse. Au lieu de préparer l’avenir, elle ressasse ses vieilles obsessions. Au lieu de reconstruire, elle détruit. Au lieu d’avoir du courage, elle a des calculs. À ce rythme, ce n’est pas une alternance qui viendra, mais une rupture. Une colère froide, qui balaiera ce théâtre dérisoire pour le remplacer par quelque chose d’imprévisible.








