Logements neufs : la fin du dispositif Pinel casse la dynamique
Selon les données relayées par Europe 1, 64 867 logements neufs ont été réservés par des particuliers l’an dernier, soit une baisse de 6 % sur un an. Or, cette contraction intervient immédiatement après la suppression du dispositif Pinel, qui soutenait massivement l’investissement locatif dans les logements. Ainsi, le marché des logements perd un levier fiscal structurant, et, par conséquent, l’ensemble de la chaîne immobilière se retrouve fragilisée.
En effet, il s’agit de la troisième année consécutive de repli pour les logements neufs. De plus, le volume global des logements commercialisés par les promoteurs tombe à 92 352 unités en 2025, soit une baisse de 10,8 % sur un an, selon Les Echos Études. Ce seuil, inférieur à 100 000 logements, constitue un niveau historiquement bas. Dès lors, la disparition du dispositif Pinel apparaît non pas comme un simple ajustement fiscal, mais comme un choc structurel pour les logements neufs.
Logements et investisseurs : un retrait massif après la disparition du dispositif Pinel
Historiquement, le dispositif Pinel représentait un moteur essentiel pour les logements neufs. Il permettait aux investisseurs d’obtenir une réduction d’impôt en contrepartie d’un engagement locatif, et donc de sécuriser leur achat de logements. Or, depuis le 1er janvier 2025, cet avantage a disparu. Dès lors, la part des investisseurs dans les réservations de logements s’est effondrée. Selon Nice Presse le 12 février 2026, les investisseurs ne représentent plus qu’environ 19 % des transactions, contre près d’un tiers l’année précédente.
Ce retrait massif modifie profondément la structure de la demande de logements. En effet, auparavant, les investisseurs absorbaient une part significative des programmes neufs. Désormais, sans le dispositif Pinel, les logements destinés à la location trouvent moins preneur. Par conséquent, les promoteurs réduisent leurs lancements, tandis que les mises en chantier ralentissent. Le passage sous la barre des 100 000 logements vendus constitue un seuil rarement observé ces dernières décennies. Autrement dit, le marché des logements neufs entre dans une phase de contraction durable.
Un frein durable pour l’achat et la production
Au-delà du simple volume de logements réservés, c’est toute la dynamique d’achat qui s’enraye. En effet, la fin du dispositif Pinel intervient dans un contexte déjà fragilisé par la hausse des coûts de construction et le resserrement du crédit. La disparition de cet outil fiscal prive les ménages d’un argument décisif pour acquérir des logements neufs. Europe 1 rapporte que les ventes aux particuliers n’atteignent même pas 65 000 logements, confirmant la profondeur de la crise.
Par ailleurs, le recul des logements neufs a des effets en cascade. Moins de réservations signifie moins de chantiers, donc moins d’emplois dans le bâtiment. La baisse de 10,8 % des réservations totales de logements en 2025, réduit la visibilité des promoteurs. En conséquence, les arbitrages se multiplient, les projets sont différés, et les territoires en tension voient leur offre de logements se contracter. La suppression du dispositif Pinel agit donc comme un frein puissant sur l’ensemble du secteur des logements, tant du côté de l’achat que de la production.








