L’opération au Venezuela fait bondir les majors du pétrole américaines

En se basant sur les capitalisations de marché observées début janvier 2026, l’impact boursier est considérable.

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La clôture de Wall Street, lundi 5 janvier 2026, confirme ce que la séance laissait entrevoir : le secteur pétrolier américain est le grand bénéficiaire boursier de ce début d’année marqué par la séquence géopolitique vénézuélienne. En deux séances seulement, entre la clôture du 2 janvier et celle du 5 janvier, les principales majors pétrolières américaines ont enregistré des gains boursiers significatifs portées par le potentiel du pays en termes d’exploitation.

Bourse : Chevron remporte le gros lot

À la clôture du vendredi 2 janvier 2026, première séance de l’année, les cours de référence étaient les suivants : Exxon Mobil à 122,65 dollars, Chevron à 155,90 dollars et ConocoPhillips à 96,70 dollars.

Deux séances plus tard, à la clôture du lundi 5 janvier, les niveaux atteints confirment une nette revalorisation du secteur : Exxon Mobil clôture à environ 125,36 dollars, soit une progression de 2,71 dollars, équivalente à une hausse de 2,2 % ; Chevron termine la séance autour de 163,85 dollars, en hausse de 7,95 dollars par rapport au 2 janvier, soit un gain de 5,1 % ; ConocoPhillips s’établit à environ 99,20 dollars, en progression de 2,50 dollars, soit une hausse de 2,6 %.

Près de 30 milliards de dollars de capitalisation boursière en plus

En se basant sur les capitalisations de marché observées début janvier 2026, l’impact boursier est considérable. Pour Exxon Mobil, dont la capitalisation dépasse 500 milliards de dollars, une hausse d’un peu plus de 2 % représente environ 11 milliards de dollars de valeur supplémentaire. Chevron, valorisé autour de 310 milliards de dollars en début d’année, voit sa capitalisation progresser d’environ 16 milliards de dollars. ConocoPhillips, avec une capitalisation proche de 115 milliards de dollars, ajoute près de 3 milliards de dollars.

À elles seules, ces trois entreprises concentrent donc environ 30 milliards de dollars de capitalisation boursière additionnelle en l’espace de deux séances. En y ajoutant Occidental Petroleum, également en hausse sur la période, le gain total du compartiment pétrolier américain dépasse le seuil des 35 milliards de dollars.

Une hausse sur la base d’espoirs concernant le pétrole vénézuélien

Ce mouvement boursier ne repose pas sur une amélioration des fondamentaux industriels à court terme. La production américaine n’a pas connu d’accélération soudaine, pas plus que l’offre mondiale de pétrole. Le Venezuela, au cœur de l’actualité, reste très loin d’un retour rapide à des niveaux de production significatifs.

La hausse observée est donc avant tout financière et anticipative. Les investisseurs ont intégré dans les cours une prime géopolitique, fondée sur l’hypothèse que les majors américaines seront les principales bénéficiaires d’un éventuel redémarrage du secteur pétrolier vénézuélien, sous l’égide de Washington.

Cette anticipation favorise particulièrement Chevron, historiquement présent dans le pays et souvent cité comme l’acteur le mieux placé pour bénéficier d’un accès prioritaire aux réserves. Exxon Mobil et ConocoPhillips profitent, quant à elles, d’un effet sectoriel plus large, lié au retour en force de l’État américain dans les dossiers énergétiques internationaux.

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