Macron ou la fin de la verticalité

Publié le
Lecture : < 1
Chatgpt Image 7 Oct. 2025 à 17 49 33
Macron ou la fin de la verticalité | www.nlto.fr

Emmanuel Macron incarne jusqu’à la caricature la fatigue d’un régime et l’épuisement d’une époque.
Il voulait être le président du dépassement ; il n’est plus que celui de la déconnexion. L’homme du mouvement est devenu le symbole de l’immobilisme. Il gouverne encore, mais il ne conduit plus rien.

Car le macronisme n’est pas un projet politique : c’est une posture. Une prétention à incarner la raison contre la passion, la modernité contre le vieux monde. Mais il n’y a plus de raison quand l’autorité se dissout, et plus de modernité quand le pouvoir n’a plus d’idée du bien commun. Le « en même temps » n’était pas un équilibre, mais une hésitation perpétuelle : celle d’un homme persuadé de dominer l’histoire alors qu’il n’en comprend plus la direction.

Nous sommes arrivés au bout d’un modèle : celui de la Vᵉ République, qui croyait qu’un seul homme pouvait incarner la nation. Ce n’est plus possible dans un monde horizontal, éclaté, défiant toute forme de verticalité. La parole d’un seul ne suffit plus à donner sens au collectif. Il faut réapprendre à gouverner avec le peuple, et non à sa place.

Trois chemins s’offrent désormais à Emmanuel Macron : la dissolution, la démission ou la cohabitation. Mais un seul conduit encore à la dignité : celui du retour à la souveraineté populaire.
Gouverner, ce n’est pas se maintenir ; c’est servir. Et servir, c’est parfois savoir s’effacer.

Laisser un commentaire