Mercedes Classe G électrique, un échec retentissant 

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Mercedes Classe G électrique, un échec retentissant  | www.nlto.fr

Le G 580 EQ, version zéro émission du mythique Classe G, peine sérieusement à trouver son public. Derrière les sourires en façade, la marque à l’étoile encaisse un revers commercial lourd de conséquences.

L’électrification n’est pas toujours une solution magique. Pour Mercedes, le G 580 EQ en est la preuve par l’échec.

Mercedes Classe G électrique : des ventes bien en-dessous des attentes

Lancé début 2024, le G 580 EQ affiche un bilan préoccupant. Selon Handelsblatt , seuls 1 450 exemplaires ont été immatriculés en Europe à fin avril 2025, contre près de 9 700 versions thermiques sur la même période. Un écart abyssal.
À l’échelle mondiale, Mercedes n’a pas dépassé la barre des 2 000 unités, un chiffre très bas pour un modèle aussi stratégique. Officiellement, le discours se veut prudent : les ventes seraient « conformes aux attentes ». Mais en interne, certains n’hésitent plus à évoquer un « échec total »Handelsblatt rapporte même qu’un cadre de l’entreprise estime que « la voiture reste en concession comme un plomb ».

En France, le tarif de départ du G 580 EQ s’élève à 176 251 euros, un prix qui le place à quelques encablures du G 63 AMG, version V8 thermique, emblématique et bruyante, prisée par une clientèle haut de gamme peu sensible au malus écologique de 70 000 euros.
Dans cette tranche de marché, le rapport émotionnel au moteur reste central. Et ici, l’électrique ne parvient pas à faire le poids. Le silence et le couple instantané séduisent sur d’autres segments, pas sur celui-ci. Résultat : les clients privilégient encore les modèles thermiques, malgré leur coût supérieur et leur fiscalité pénalisante.

Des contraintes techniques difficiles à faire passer

Le G 580 EQ reste fidèle au style et aux capacités tout-terrain du Classe G, mais il s’alourdit sérieusement (plus de 3,1 tonnes) et sacrifie plusieurs éléments-clés : pas d’attelagecharge utile réduite à 415 kg, et surtout une autonomie WLTP annoncée à 473 km, qui s’écroule sur autoroute. En usage réel, difficile de dépasser les 200 km sans recharge.
À ces limites s’ajoute une fiscalité incertaine pour l’avenir, et un entretien plus coûteux pour les modèles premium électriques. Autant de facteurs qui freinent l’appétence pour un produit pourtant pensé comme vitrine de la transition.

L’impact dépasse le seul Classe G. Mercedes planchait sur un « Baby Classe G », version plus compacte prévue pour 2027, uniquement électrique à l’origine. Mais l’échec du G 580 EQ pourrait changer la donne. D’après Handelsblattune version thermique est désormais sérieusement envisagée. Techniquement, l’adaptation serait simple : le véhicule utilisera la plateforme MMA, compatible avec plusieurs types de motorisations.
Le revers du G 580 EQ révèle surtout une leçon de stratégie industrielle : l’électrification forcée de certains segments iconiques reste risquée, surtout lorsque la clientèle n’est pas prête. Mercedes conserve la rentabilité globale du Classe G, mais le flop de cette version montre que l’acceptabilité sociale et technique du véhicule électrique dépend encore énormément du contexte d’usage et du profil client.

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