La saison de ski dans les Pyrénées reste pleine de surprises avec des conditions météo très changeantes. Tandis que certaines stations profitent d’un bel enneigement, d’autres, comme Guzet, se retrouvent sévèrement pénalisées par le manque de neige. Du coup, Guzet a dû fermer son domaine skiable plus tôt que prévu, montrant bien les galères que rencontrent ces stations de moyenne altitude face au réchauffement de la planète.
Enneigement inégal et fermetures anticipées
Guzet, perchée dans les Pyrénées ariégeoises entre 1 100 et 2 100 mètres d’altitude, a dû fermer ses portes plus tôt que prévu cette saison. La station, qui offre 29 pistes (7 vertes, 9 bleues, 9 rouges, 4 noires) et dispose de 15 remontées mécaniques, n’a vu venir qu’une pluie battante le week-end dernier. Ce contraste avec d’autres stations pyrénéennes qui ont eu droit à de belles chutes de neige montre bien à quel point le temps changeant pèse sur l’activité locale.
Les stations à moyenne altitude sont particulièrement fragiles face à des températures douces et des précipitations jamais bien maîtrisées. C’est compliqué de garantir un bon manteau neigeux tout au long de la saison. Guzet avait ouvert ses pistes à la mi-décembre pour démarrer fort pendant les vacances de Noël, mais dès février, le manque de neige a vite fait parler de lui.
Autres stations : des situations en demi-teinte
La donne n’est pas la même partout dans les Pyrénées. Aux Monts d’Olmes, sur 21 pistes, ce sont 15 qui restent ouvertes grâce à une bonne couverture neigeuse en altitude, malgré la pluie en basse montagne. Pour Ax 3 Domaines, c’est 76 % de son domaine skiable qui est praticable avec 29 pistes ouvertes, ce qui montre une plus grosse capacité à tenir le coup face aux caprices du temps.
Toutefois, la saison raccourcie plante le décor d’un avenir incertain pour ces stations. La diminution du temps de ski affecte directement leur économie et force à repenser un modèle jusque-là essentiellement basé sur le ski.
Conséquences économiques et adaptations qui s’imposent
La fermeture anticipée de Guzet entraîne des pertes considérables pour le secteur touristique local. Hôtels, restaurants, boutiques de location de matériel et écoles de ski en prennent un sacré coup financier. Cela pose la question de la viabilité sur le long terme pour les stations de moyenne altitude.
Pour tenir le coup, beaucoup se lancent dans la diversification de leurs activités afin d’accueillir les visiteurs toute l’année, en développant des activités comme la randonnée, le VTT ou le patrimoine thermal. Bien entendu, ces changements demandent des investissements lourds et une vraie réorganisation économique.
L’avenir incertain des stations pyrénéennes
L’exemple de Guzet sert de signal d’alarme pour toutes les stations qui se retrouvent face à des hivers toujours plus courts et imprévisibles. Justine Bernard, responsable communication à Guzet, rappelle : « Nous avons eu un excellent démarrage à Noël avec une ouverture anticipée mi-décembre ». Pourtant, malgré ce début encourageant et « de nombreuses animations proposées pendant les vacances de février », la suite s’est avérée plus compliquée.
Les années à venir détermineront si ces stations pourront s’adapter ou si elles devront complètement revoir leur offre. L’évolution des températures pousse à une remise en question urgente quant à leur futur rôle dans le paysage touristique régional.
En définitive, alors que certaines stations arrivent encore à maintenir leur offre grâce à un enneigement favorable en altitude, d’autres se voient obligées de revoir leur modèle économique pour espérer tenir face aux changements climatiques inévitables.









