Le groupe de maisons de retraite voit dans cette annonce un premier pas vers une refonte de son capital. « Le groupe de maisons de retraite Orpea, récemment passé sous le contrôle de la Caisse des dépôts, a annoncé lundi un accord avec la majorité de ses créanciers sur le plan de restructuration prévoyant l’effacement d’une partie de sa lourde dette. « Environ 51% des créanciers financiers non sécurisés de la société ont adhéré à l’accord », indique Orpea dans un communiqué, précisant que ces bailleurs détiennent un total « d’environ 1,9 milliard d’euros » de dette. Cette adhésion majoritaire ouvre la voie à « l’ouverture d’une procédure de sauvegarde accélérée » que le groupe entend solliciter « dans les prochains jours » auprès du tribunal de commercer de Nanterre (Hauts-de-Seine), « dans le but de mettre en oeuvre son plan de restructuration financière » », nous apprend l’Agence France presse (AFP).
Sur les 9,7 milliards d’euros de dettes que le groupe totalise, le plan prévoit d’effacer 3,8 milliards en les transformant en capital. « Il stipule également que des investisseurs apportent 1,55 milliard d’euros d’argent frais au groupe, présent dans 22 pays et qui gère quelque 350 établissements – maisons de retraite et cliniques – en France. Des opérations qui accompagnent le changement d’actionnaires acté début février, puisqu’à l’issue du processus, Orpea sera détenu à 50,2% par un groupement mené par la Caisse des dépôts et incluant des assureurs comme CNP Assurances, Maif et MACSF », explique BFMBourse.
Depuis la sortie du livre « Les Fossoyeurs » (Fayard) débout, le groupe a perdu plus de 95% de sa valeur boursière. « Ce qui ne l’a pas empêché d’obtenir la semaine dernière 600 millions d’euros de crédits supplémentaires de la part de « grandes banques françaises », pour « couvrir ses besoins de liquidité ». Une somme que le groupe a promis de compléter en vendant « 1,25 milliard d’euros d’actifs immobiliers » d’ici fin 2025 », conclue la chaine d’infos économiques












