Paris sous Hidalgo : l’écologie punitive en mode bulldozer

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Paris sous Hidalgo : l’écologie punitive en mode bulldozer © www.nlto.fr

Anne Hidalgo, c’est cette incroyable alchimiste urbaine qui a réussi un exploit sociologique jamais tenté depuis Haussmann : vider Paris, mais pas de ses voitures – de ses pauvres. Sous couvert d’écologie, elle a inventé un système d’éviction parfaitement rodé : compliquer la vie à tous ceux qui n’ont pas la chance d’habiter intra-muros. Les banlieusards ? Punis. Les livreurs ? Essorés. Les chauffeurs Uber et les taxis ? Condamnés à faire des tours complets de l’enfer sur des voies où chaque mètre gagné coûte dix minutes de vie. Elle a transformé la moindre entrée dans Paris en rituel initiatique, comme si la capitale devait être réservée à une élite piétonne portant tote bags en coton bio et convictions progressistes recyclées. Sa grande invention, ce n’est pas la piste cyclable : c’est la perte cumulée de millions d’heures de vie, englouties dans les bouchons, les détours absurdes, les chantiers qui surgissent comme des champignons hallucinogènes. Paris est devenu son immense bac à sable, un chantier perpétuel dont la finalité réelle semble être la souffrance logistique de quiconque n’a pas un code postal qui commence par 75. Un marteau-piqueur idéologique, piloté avec la douceur d’un rouleau compresseur. Elle avance, sûre d’elle, au milieu de son chaos organisé, avec cette conviction étrange que l’écologie consiste à humilier les gens qui n’ont pas de vélo électrique. L’impact économique ? Colossal. L’impact humain ? Désastreux. Mais rien n’arrête Anne Hidalgo : pas même le fait que les commerçants agonisent, que les artisans n’arrivent plus à livrer, que les ambulances mettent trois fois plus de temps qu’avant. Tout cela entre dans son grand récit. Paris doit souffrir pour être belle, et tant pis si ce sont les autres qui souffrent. Et puis il y a le volet politique : cette incroyable certitude intime que ses idées, minoritaires partout, seraient universelles. Elle a réussi un autre exploit : tuer le Parti socialiste, l’entraîner avec elle dans un wokisme autoritaire, répéter que la France la rejoindrait tôt ou tard, alors que même Paris n’en voulait plus. Sa campagne présidentielle restera un chef-d’œuvre de déconnexion totale, un moment historique où l’auto-persuasion a définitivement écrasé la réalité. La vérité, c’est qu’avec Anne Hidalgo, la question n’est plus de savoir ce qu’est l’action publique, mais ce qu’est l’entêtement absolu. Là où un responsable politique cherche normalement le bien commun, elle semble avoir cherché l’épreuve commune. Elle a laissé derrière elle une ville cabossée, hostile, fracturée, où chaque décision semblait dictée non pas par l’idée d’améliorer la vie des gens, mais par l’idée d’en punir certains. Paris est devenue la capitale des barrières de chantier, des sens interdits inattendus, du labyrinthe idéologique. La ville lumière, sous Anne Hidalgo, s’est transformée en ville chantier un chantier dont l’objectif n’était pas de construire mais d’écarter. Anne Hidalgo n’est pas seulement une maire : c’est un cas d’étude. Une théoricienne du chaos appliqué. Une visionnaire persuadée qu’elle sauve le monde alors qu’elle tord la vie quotidienne de millions de personnes. Une femme qui, au nom de l’écologie, au nom du progressisme, au nom d’elle-même, a fait plus de mal que certains adversaires qu’elle dénonçait. Et qui sourit encore, convaincue que tout cela n’est qu’un malentendu, que les Parisiens finiront par la remercier un jour. Mais les Parisiens ne remercient pas : ils klaxonnent.

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